J’aime les vrais vins de Bordeaux, du plus grand au plus modeste, et les consommateurs comme les producteurs savent que je défends ce qui les intéresse, et les distingue : le rapport qualité-prix-typicité. Si l’on fait un grand Margaux ou un Pomerol racé à 40 ou 80 e, il les vaut bien. Idem pour une gamme plus abordable, en Graves, dans les Satellites, les Côtes ou en Bordeaux Supérieurs, où les progrès sont exceptionnels.
Mes sélections (voir celles de MILLESIMES) sont sévères cette année, tant il y a des crus trop chers et d’autres à des prix déments dans la région, difficilement cautionnables désormais, souvent “ciblés” pout l’export, intelligemment délaissés en France comme en Belgique. En fait, ce n’est pas un problème de prix, mais bien de rapport qualité-prix. Une bouteille simplement “bonne” à 30 e (minimum) ce n’est plus acceptable, voilà tout ! Et, connus, anciens, réputés ou non, il s’agit vraiment de faire attention à certains noms dans la région pour ne pas se faire avoir. La notoriété, comme à Bordeaux, ne suffit plus.
Patrick Dussert-Gerber débute une carrière de journaliste professionnel. L’atavisme aidant, sa passion pour ce “sang de la terre et du ciel” l’amène à collaborer avec de nombreux titres de la presse française, à créer Magnum, le premier magazine grand public consacré aux vins et alcools, et à lancer Millésimes, la bible annuelle des amateurs de vins, devenue une référence incontournable. Il a dirigé également L’Officiel des Grands Vins, davantage destiné aux professionnels. Le livre qui fait sa renommée internationale est le Guide Dussert-Gerber des Vins de France, véritable best-seller (Editions Albin Michel, 29e année, plus de 1 million de lecteurs), reconnu comme la référence indispensable pour les amateurs et les professionnels. PDG” a signé également plus d’une trentaine de livres , la très grande majorité éditée par les Editions Albin Michel. Il est incontournable sur Internet avec une centaine de blogs et sites.