Guide des vins typés

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jeudi 15 mai 2008

Chaque semaine, dans VinoVox

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Tarte aux poivrons grillés à l'origan.

Les tartes aux poivrons, les cocas aux poivrons ou les empanadillas , je les aime toutes, une entrée simple et si goûteuse ! Cette fois-ci pour varier encore , j'ai fait une pâte sablée, trés sablée parfumée à l'origan. Si bonne que je l'ai refaite quelques jours aprés :-) La recette :- 125 grs de beurre mou- 40 grs de lait - 240 grs de farine- 1 cc rase de sel- 1 cc d'origan séché- 2 poivrons rouges, 1 vert.- 1 gousse ...

Beaumes-de-Venise Domaine Beauvalcinte

Domaine de 8 ha. Vous apprécierez leur CDR-Beaumes-de-Venise rouge cuvée les Trois Amours 2004, coloré et complexe, avec des tanins fins mais bien présents, dominé par les épices et les petits fruits rouges à noyau, un vin ferme et persistant en bouche. La cuvée Mon Trésor 2005 CDR blanc est tout en suavité (pur Viognier, élevage sur lies fines durant 3 mois), un vin parfumé, fin et riche à la fois, avec ces notes subtiles de ...

Domaine du Parandou

Exploitation de 30 ha (3e génération). Très réussi, ce CDR-Sablet rouge 2005 (Grenache, Syrah et Cinsault, vignes de 25 ans en moyenne sur sol argilo-calcaire en terrasses, élevage en cuve béton) est un vin au nez dominé par les petits fruits rouges à noyau et des notes de fumé, bien charnu, riche en bouche, de couleur pourpre. Goûtez le CDR-Village Sablet blanc 2006, aux nuances de fruits secs, alliant rondeur et persistance ...

Soupe glacée de melon au crabe - Pain perdu avec ricotta aux framboises

Je vais enfin pouvoir souffler un peu. Mes mains sont remplies d’ampoules mais je suis satisfaite de mon travail. Mes bacs à fleurs sont installés et non sans peine. Que de monde chez mon pépiniériste préféré !J’ai bien failli en venir aux mains pour repartir avec mes géraniums. Les mauvaises herbes sont éradiquées jusqu’à la fin de la semaine, mon purin d’ortie prêt à intervenir contre les invasions de pucerons, mes petites ...

3 petites verrines sucrées , y'en aura pour tous les goûts !!!!

3 verrines dont les recettes ont été piquées à droite et à gauche : léger , rapide et en individuel ça fait toujours un bel effet .Il y avait dans l'ordre : - les crèmes de nougat sur panna cotta de fruits rouges de chez Au beurre fondu- le tiramisu revisité par Celiael : mousse de marrons sur lit de gaufres belges à la banane , surprenant et divin- la panna cotta de chez Amuses bouche : cardamone , clémentine .Je vous laisse cliquer ...

Vins et Saveurs dans VINOVOX

samedi 26 avril 2008

Top Vins du Jura

Cellier des CHARTREUX Domaine Pignier 11, place Rouget-de-Lisle 39570 Montaigu Tél. 03 84 24 24 30 Fax. 03 84 47 46 00 e-mail : pignier-vignerons@wanadoo.fr www.domaine-pignier.com Vignoble de 15 ha conduit en biodynamie, contrôle Demeter (7e génération). Excellent Côtes-du-Jura blanc Chardonnay A la Percenette 2005, au nez caractéristique de tilleul et d’amande. Savoureux Côtes-du-Jura Vin de Paille 2001, puissant et suave, dense et velouté, de belle couleur, dominé par des notes de pain grillé et de fruits confits. Le Côtes-du-Jura blanc Chardonnay Cellier des Chartreux 2004, tout en persistance aromatique avec des nuances subtiles de rose et de chèvrefeuille, une cuvée vive et fine en bouche comme il se doit, franche et suave. Beau Vin Jaune 99, pur Savagnin (fermentation en caves fraîches et vieillissement en pièces de chêne durant 6 ans et 3 mois sous voile avec une perte de 6% par an), issu d’une sélection rigoureuse (Antoine, à la vinification, ne retient que la moitié des pièces qui deviendront du Vin Jaune), un vin racé, dense et d’une grande complexité d’arômes, d’évolution lente.

Joseph DORBON Place de la Liberté 39600 Vadans Tél. et Fax. 03 84 37 47 93 Une exploitation de 3 ha. Valeur sûre avec ce Trousseau Vieilles Vignes, élevé en cuves inox 10 mois et issu de vignes de plus de 40 ans, vendanges manuelles, de belle teinte, rond et fruité, un vin très aromatique en bouche. Excellent Crémant du Jura, tout en fraîcheur, aux notes de fruits frais et d’acacia, de mousse fine et persistante. L’Arbois Chardonnay Vieilles Vignes, très bien élevé en pièces de 225 l pendant 24 mois, issu de vignes de plus de 40 ans (vendanges manuelles), un vin de bouche puissante, bouqueté, ample en bouche, dense et fruité, avec des notes florales et briochées persistantes au palais. La cuvée Spéciale Vieilles Vignes, issue d’un assemblage de Chardonnay (60%) et de Savagnin (40%), vieillie pendant 27 mois en pièces, de bouche puissante, est riche en bouquet, d’une belle finesse, aux notes de fruits secs, structuré et parfumé, ample et persistant, un vin d’excellente évolution.

Jean et Laurent MACLE 39210 Château-Chalon Tél. 03 84 85 21 85 Fax. 03 84 85 27 38 Incontestablement au sommet. Une maison créée en 1850, 12 ha de vignes en Château-Chalon et en Côtes-du-Jura, sur des terres argilo-calcaires et éboulis de falaises en surface, exposition sud-est et plein sud. Le Château-Chalon possède une typicité propre par rapport aux autres Vins Jaunes, expliquée par son terroir de marnes gris bleuté du lias augmentées du cailloutis provenant des falaises supérieures, aidant au réchauffement du raisin et à sa meilleure maturation. Les vignes en coteaux et souvent à très forte pente (45%) expliquent la passion des hommes pour cultiver leur vignoble (travail à la chenille, façonnage des terrasses...) et défendre cette appellation, n’hésitant pas à mettre en place une dégustation d’agrément en fin d’élevage, avant la mise en bouteilles. On remarque le sceau de l’AOC sur la bouteille clavelin caractéristique. Savourez comme nous ce superbe Vin Jaune Château-Chalon 99 (35 hl/ha, Savagnin), issu d’une sélection de vieilles vignes et d’un petit vignoble planté sur un sol argilo-calcaire, un grand vin racé, au nez de musc et de noisette, dense, puissant et parfumé, aux nuances complexes de pain brioché, de musc et de noix, chaleureux et d’une longue finale, d'une grande garde, élevé très soigneusement en fûts de chêne 6 ans minimum, de très grande évolution (certains se gardent un siècle), qui vaut largement son prix quand on sait les soins qu’il faut lui consacrer. Remarquable Côtes-du-Jura blanc, issu des Chardonnay (80%) et Savagnin (20%) plantés aussi sur un terroir argilo-calcaire en fortes pentes exposées au sud-sud-est, tout en persistance aromatique avec des connotations de noisette et d’abricot sec, tout en charme, riche, qui associe fraîcheur et charpente au palais, à découvrir à l’apéritif, sur une truite saumonnée comme sur une blanquette de veau. Leur Macvin du Jura est une référence, à savourer pour lui-même, devant un feu de cheminée. Exceptionnel rapport qualité-prix-typicité.

Domaine de la PINTE Propriétaire : famille Roger Martin Régisseur : Philippe Chatillon Route de Lyon, BP 16 39600 Arbois Tél. 03 84 66 06 47 Fax. 03 84 66 24 58 www.lapinte.fr Vignoble de 30 ha en agriculture biologique. Bel Arbois Savagnin 2002, avec ces notes subtiles de noisette et d’aubépine, une cuvée toute en bouche, toute en légèreté, alliant saveur et distinction, de bouche onctueuse et persistante. L’Arbois Pupillin blanc 2005, alliant élégance et structure, au nez subtil où se développent des arômes d’agrumes et des nuances de noisette et de pain grillé. Goûtez l’Arbois Trousseau 2004 et l’Arbois Pinot noir 2003, coloré et corsé, avec cette bouche bien charnue et séduisante dominée par les fruits à noyau et la cannelle. Excellent Arbois Pupillin Melon à Queue rouge 2005, de robe grenat, un vin charpenté et savoureux, aux tanins riches, au nez de cerise macérée, un vin épicé en bouche. Leur Arbois Vin Jaune 1999 est très long en bouche, typé et classique, puissant, aux nuances de pain grillé, d’épices et de noix, complexe et dense.

Jean-Louis TISSOT Vauxelles 39600 Montigny-les Arsures Tél. 03 84 66 13 08 Fax. 03 84 66 08 09 e-mail : jean.louis.tissot.vigneron.arbois@wanadoo.fr Création du domaine en 1965 avec quelques ares de vignes en location, achat de terrains pour plantation et achat de vignes uniquement sur l’appellation Arbois. Le domaine fait 15 ha de vignes aujourd’hui (en cépages blancs : Chardonnay 4,5 ha soit 33% du vignoble, Savagnin 2,5 ha soit 17%; en cépages rouges : Poulsard 6 ha (42%), Trousseau 1,5 ha (6%) Pinot noir 0,5 ha (2%), moyenne d’âge des vignes 35 ans). Remarquable Vin Jaune 99, corsé, avec cette complexité où se retrouvent des nuances d’épices et de pomme cuite, un vin chaleureux et d’une grande intensité en finale. Le 98, médaille d’Argent concours des vins du Jura, associe le fruit à la charpente, épicé, gras, racé et persistant, marqué par son terroir. Le Poulsard, au nez où dominent le pruneau et les sous-bois, est un vin de bouche flatteuse et riche à la fois, complexe, avec des tanins veloutés, tout en bouche. Beau Vin de Paille 2001, où couleur et présence aromatique intense définissent ce beau vin très gras, aux senteurs persistantes, très onctueux en bouche.

jeudi 6 mars 2008

La France a du talent : les vignerons qui comptent en 2008

Cette année, avec ce millésime 2007, nous allons avoir l’occasion de voir l’art des vignerons, la force des terroirs et de revenir vers des vins plus classiques, mieux équilibrés, plus élégants. Il faut comprendre que la force de nos vins, c’est justement d’apporter une finesse qu’un bon nombre de concurrents ne peuvent s’offrir. Qu’est-ce qui différencie en effet un vin français d’un autre ? On a les mêmes cépages, les mêmes techniques de viticulture et d’œnologie... Il y a trois paramètres qui font la différence :

- les sols. À l’exception de l’Italie, aucun autre pays ne possède une aussi grande palette de terroirs, dans lesquels on a su planter -c’étaient souvent des moines- les cépages adéquats. Les exemples pullulent, partout : à Chablis (sols kimméridgiens), en Champagne (la craie, le calcaire), en Bourgogne (pierrosité, marnes rouges ferrugineuses, marnes blanches, sols bruns calcaires...), dans la Vallée du Rhône (molasses, quartz roulés, argiles rouges...), dans la Loire (terres argilo-siliceuses -les fameux”silex”, schistes, plateau calcaire -le “‘tuffeau”, craie marneuse...), à Bordeaux (sols graveleux, graviers, croupe de graves garonnaises...), etc.

- les climats. Quels sont les autres vignobles qui possèdent autant de variations climatiques ? Faut-il rappeler l’influence du mistral en Provence et dans le Rhône, de la forêt en Champagne, de l’océan ou des fleuves à Bordeaux, des positions des vignes sur les versants en Bourgogne comme leur altitude en Alsace, de la méditerranée et du vent en Languedoc, etc.

- les hommes. On a des vignerons dont les ancêtres faisaient du vin il y a plus de 500 ans ! On a des hommes et des femmes qui parviennent -malgré les modes et les appels des “sirènes”- à rester au plus haut niveau depuis des décennies, bien avant que l’on imagine même de pouvoir planter des vignes en Australie ou en Californie, bien avant que l’on nous chante les louanges des vignobles de Nouvelle-Zélande, d’Argentine ou de Roumanie.

Bref, on sait non seulement faire du bon vin, ce que tout le monde peut faire, je vous l’accorde, mais on sait surtout faire des vins racés, reconnaissables entre mille, qui sentent ce “fumé” bourguignon, déploient ce “velours” libournais, cette “chair” en Médoc ou à Châteauneuf, cette “minéralité” à Pouilly ou à Meursault, cette fraîcheur en Champagne comme dans nos grands liquoreux. C’est cela notre force : la différence, la variété, l’originalité... La typicité, ce n’est rien d’autre que l’association d’un sol, d’un micro-climat, d’une plante et d’un homme.

Vous comprendrez que l’on est loin des producteurs qui se disent “modernes”, “révolutionnaires”, “découvreurs”, trop imbus d’eux-mêmes... et nous abreuvent de produits standardisés, au goût régulier chaque année, confondant le principe de se servir des techniques modernes pour “coller” à la nature et celui de les utiliser à outrance (surmaturation, surconcentration...). Nous, on aime les vins qui ont une âme, qu’ils valent 7 € ou 100 fois plus, élevés par des vignerons conviviaux, passionnés et humbles face à la nature. Ces vignerons ont du talent et sont dans ce numéro.

Merci de votre fidélité.

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mardi 1 janvier 2008

Top Puligny-Montrachet

Louis CARILLON et Fils Jacques Carillon 21190 Puligny-Montrachet Tél. 03 80 21 30 34 et 03 80 21 30 75 Fax. 03 80 21 90 02 e-mail : louiscarillonetfils@free.fr www.louis-carillon.com Exceptionnel Bienvenues-Bâtard-Montrachet 2004, un grand vin racé où s’entremêlent les fruits frais, le pain grillé et la vanille, d’une belle onctuosité en bouche, toujours minéral et complexe, très racé, de très belle évolution, à ouvrir sur du caviar comme avec une volaille de Bresse à la crème. Le Puligny-Montrachet Premier Cru Les Champs-Canet 2004 est très caractéristique de son terroir, d’une grande finesse, aux arômes de tilleul et d’abricot, un grand vin onctueux, tout en puissance et subtilité. Excellent Puligny-Montrachet 2004, sec et moelleux à la fois, qui fleure les noisettes.

Domaine Marc JOMAIN Catherine, Philippe et Christophe Jomain 11, rue du Monument 21190 Puligny-Montrachet Tél. 03 80 21 93 46 Fax. 03 80 21 33 08 e-mail : info@domaine-jomain.com www.domaine-jomain.com Au sommet. Domaine de 9 ha exploité par les frères et sœur Philippe, Christophe et Catherine Jomain (voir article Talents). Pratique de la lutte raisonnée, vendanges manuelles, vins élevés en fûts de chêne et vinifiés de manière traditionnelle... Vous aimerez comme nous leur Puligny-Montrachet Premier Cru Les Combettes 2004, encore jeune, aux arômes de noisette et d’amande grillée, de robe jaune pâle aux reflets d’or, puissant et élégant à la fois, idéal sur une langouste (beau 2002, qui se goûte parfaitement aujourd’hui). Le Puligny-Montrachet Premier Cru Les Pucelles 2004 est remarquable, aux arômes de fruits frais, tout en nuances, avec des notes de chèvrefeuille, un vin ample qui emplit bien la bouche, très bien équilibré, parfumé et souple. Le Puligny-Montrachet Premier Cru Les Referts 2004 est dans la lignée, riche au nez, avec des notes de rose et d’aubépine, intense, à la fois charpenté et distingué, d’une belle onctuosité et d’une finale intense. Goûtez aussi l’Auxey-Duresses rouge 2002, ample et distingué, aux notes de cerise confite et de sous-bois, de très bonne garde, et le Saint-Aubin Premier Cru blanc Les Frionnes 2004, très parfumé, aux arômes de fleurs d’acacia, typé, au nez subtil, de bouche harmonieuse, vraiment charmeur.

lundi 31 décembre 2007

VinoVox, c'est parti !

Le voilà, le résultat de notre force sur Internet. Le 1er vrai magazine du Vin sur le Web, alimenté par des centaines d'articles, de liens, de flux, de reportages, de présence sur le terrain... C'est -une nouvelle fois- du jamais vu, gratuit et unique ! Le mieux, c'est que vous alliez voir : Vinovox

jeudi 8 novembre 2007

Champagne : la nouvelle donne

J’aime le Champagne. Mon Classement 2008 est un vrai coup de cœur, entièrement actualisé, et vous montre le véritable visage de la Champagne, qui tient compte de la qualité, du prix, de la régularité, de l’accueil et de la passion des hommes. C’est ce qui fait tout son intérêt ; récompenser les meilleurs (voir la Sélection de MILLESIMES), les plus connus comme les autres, ceux qui respectent les consommateurs. L’image de marque n’est plus suffisante, c’est la régularité qualitative et des prix justifiés (ou pas) qui comptent.

Il faut considérer le Champagne comme un vin à part entière : les très grandes cuvées de prestige (celles que l’on retrouve dans le Classement dans la catégorie des Premiers Grands Vins Classés, puis dans une bonne partie des Deuxièmes Grands Vins Classés) sont des cuvées de Champagne que l’on boit comme un grand vin, en les associant à des moments du repas, sur des plats appropriés. On a la chance d’accéder ainsi aussi bien au summum de la finesse qu’à celui de la complexité et de la vinosité. Bien que l’on en parle moins (à tort), le terroir, les sols ont toute leur importance en Champagne, apportant une spécificité réelle et différente selon que l’on se trouve à Cramant ou à Épernay, à Ay ou à Bouzy, dans l’Aube ou la Marne. À cela s’ajoute la proportion des cépages, et chaque maison, cave ou vigneron, possède alors les facultés de créer véritablement une cuvée légère ou puissante. Et puis, ce qu’il ne faut pas occulter pour comprendre la différence entre une grande cuvée et une autre, ce sont, outre l’art fondamental de l’assemblage que signe la main de l’homme, les incontournables vins de réserve, que l’on ajoute à des vins plus jeunes. On ne fait un grand vin que si l’on a du stock, l’exception confirmant la règle.

Comme partout également, on trouve aussi des cuvées bas de gamme, qui changent de nom et d’étiquette selon leurs distributeurs, et des cuvées de concours qui masquent l’ensemble de la production, faute de savoir-faire ou d’approvisionnements adéquats. Certaines négociants sont dans ce cas, de plus en plus de producteurs se réservant leurs meilleures cuves ou raisins pour vendre en direct (on les comprend). Il y a aussi des cuvées bien trop chères, difficilement cautionnables, donc.

Attention aussi aux nombreuses marques qui appartiennent à certains “faiseurs”. Ai-je besoin de souligner que, autant que je puisse le savoir (certaines marques – caves coopératives ou négociants – cachant bien leur véritable identité), ceux qui ne sont plus que des noms sur une étiquette ne font pas partie de cette hiérarchie, comme d’autres marques de négoce, dont la qualité n’est pas en cause, qui sont dirigées par des responsables de groupes qui vendent du Champagne aujourd’hui comme demain de la lessive… À quoi bon les soutenir ? Voici ce qu’il faut retenir :

Les Premiers Grands Vins Classés Il y a 22 maisons qui atteignent le haut du pavé cette année, certaines d’entre elles bénéficiant d’un exceptionnel rapport qualité-prix-régularité. On remarquera que la plupart sont des maisons familiales (certaines marques ne sont plus que des noms qui changent régulièrement de main), et qu’une seule coopérative y est présente. Les (très) grandes maisons historiques, qui ont su préserver, voire accentuer, leur suprématie qualitative, méritent un véritable “coup de chapeau”. Pas si facile pour Taittinger, Roederer ou Pol-Roger de rester au “top” depuis longtemps (ces grandes maisons sont souvent propriétaires d’importants vignobles et dirigées par des hommes pour lesquels la continuité patrimoniale prime, ceci expliquant cela), d’autant plus que l’on peut estimer que leurs plus grandes cuvées méritent leur prix, alors que pour d’autres marques réputées, il est de plus en plus difficile de justifier les prix atteints par certaines cuvées de “prestige” à 200 ou 300 e, sans parler de certaines marques qui font des cuvées de base chères qui n’ont pas grand intérêt. Celles que nous mettons au sommet sont aussi des maisons qui réussissent remarquablement leurs “simples” cuvées, et ce n’est pas le plus facile.

Aux côtés de maisons incontournables (Charles Heidsieck, Alfred Gratien...), quelques autres atteignent les sommets, notamment pour récompenser un savoir-faire et/ou un rapport qualité-prix indéniable (Thiénot, Ellner, De Sousa, Veuve A. Devaux et Pierre Peters).

Trois autres sont à leurs côtés cette année : Geoffroy, Philipponnat, De Venoge. Ruinart est mis “entre parenthèses”, faute d’échantillons, et je le regrette, mais je me vois mal placer au sommet des cuvées que je n’aurais pu suivre. Chaque marque n’est bien sûr pas à “comparer” à une autre, et le tout est de rester maintenant à sa place. Il est donc impératif de suivre à la lettre la hiérarchie interne de ce Classement 2008, les Premiers des “Premiers” étant intrinsèquement “supérieurs” aux autres “Premiers”, et ainsi de suite, en sachant que le rapport qualité-prix prime et explique bien des choses, exceptions obligent : Krug, par exemple, atteint les sommets qualitatifs et des prix tout aussi majestueux (130 e environ pour la cuvée Réserve et 500 e pour le Clos du Mesnil) et je le mets pourtant en tête. C’est le meilleur (le rosé est formidable), selon moi, en faisant abstraction du prix, comme Petrus. De Telmont, lui, bénéficie avec la cuvée O.R. 1735 d’un rapport qualité-prix-plaisir exceptionnel (55 e). Ils sont tous les deux au sommet, et l’un comme l’autre le méritent bien sans être “comparables”. Tout aussi méritante, la savoureuse cuvée des Caudalies de De Sousa (50 e), et l’extraordinaire cuvée des Millénaires de Charles Heidsieck n’est “qu’à” 70 e. Le prix intervient donc logiquement dans cette hiérarchie, et cela explique que des maisons moins connues côtoient des marques plus réputées mais que des marques très réputées sont aussi à des prix très attractifs. C’est le plaisir qui compte, la régularité et... l’accessibilité.  Car les prix, cela compte, avec leurs différences : sur Internet, on trouve (vu en juin), la très belle cuvée D de Devaux à 27,90 e qui est beaucoup plus accessible en effet que l’exquise cuvée Grand Siècle de Laurent-Perrier à 69 e. Ce sont pourtant deux grandes cuvées qui méritent d’être au sommet, procurant chacune un plaisir réel, et il y a donc bien une notion de prix qui doit entrer en compte pour “classer” l’une et l’autre. Faut-il donc payer parfois 2, 5, 10 fois plus cher ? Vous seul pouvez être juge.

Les Deuxièmes Grands Vins Classés C’est vraiment une mine d’or pour les amateurs exigeants, passionnés par les terroirs qui permettent cette mosaïque unique avec un exceptionnel rapport qualité-prix-plaisir. Une hiérarchie forte se met également en place à l’intérieur de cette catégorie, les Premiers des “Deuxièmes” étant aussi intrinsèquement “supérieurs” aux autres “Deuxièmes”, et ainsi de suite. 

Quand je déguste leurs cuvées, notamment “à l’aveugle”, j’hésite à chaque fois de faire passer un bon nombre de ces propriétaires au sommet (ils ont un *), notamment ceux qui sont dans le peloton de tête de cette hiérarchie, élevant des cuvées les unes plus séduisantes que les autres, garantes d’une typicité et d’une régularité qualitative exemplaires à des prix remarquables (Paul Bara, J-M. Gobillard, Robert Moncuit, Gonet-Sulcova, Charles Mignon, Bonville, Coulon, Delaunois, De Lozey, Lombard, Prin, Gaston Chiquet, Sanchez Rutat..), un bon nombre exploitant des terroirs situés en Grands (et Premiers) Crus, ceci prouvant que, ici comme ailleurs, la force du terroir est primordiale, avec l’art de l’assemblage, les stocks et l’élevage.

À leurs côtés, très proches qualitativement (voire meilleurs selon les cuvées), ceux qui bénéficient également de rapports qualité-prix-typicité exceptionnels, et peuvent prétendre aux plus hautes places (Collard-Picard, Pierre Arnould, Hamm, Bonnaire, Mandois, Ralle, Drappier, Gimonnet, Lancelot-Pienne, Pierre Mignon, Leclerc-Briant, Jacques Busin, Legras et Haas, Bourgeois, Laurent-Gabriel, Fleury, Collard-Chardelle, Michel Lenique, Daniel Caillez, Maurice Vesselle, Bardoux, Pierre Gobillard, Waris-Hubert, Prévoteau-Perrier, Charbaut, Jean-Marc Charpentier...).

Quelques coopératives travaillent remarquablement (Vincent d’Astrée, Beaumont des Crayères, Clérambault, Charles Collin, Albert de Milly...) et peuvent être fières de signer de telles cuvées. Elles font frissonner, à juste raison, des marques beaucoup plus connues qui ne sont qu’une façade sur l’étiquette ou des vignerons imbus d’eux-mêmes, multipliant des cuvées sophistiquées navrantes...

À la suite, une bonne centaine de maisons, caves et vignerons, fer de lance de l’exceptionnelle révolution qualitative qu’a connue la Champagne depuis 30 ans, chacun avec sa spécificité, chacun pouvant mériter mieux...

Les Troisièmes Grands Vins Classés La plupart devraient monter dans la catégorie supérieure, et sont en position “d’attente”, car leurs cuvées n’ont pas encore pu être suivies sur plusieurs années. Le rapport qualité-prix est très abordable, avec des bouteilles qui se font parfois un malin plaisir de détrôner des marques plus connues dans les dégustations.

lundi 22 octobre 2007

Défendre nos terroirs et le talent des hommes

Cela fait 28 ans (vous lisez bien, mais c’est vrai que j’ai débuté bien jeune dans ce monde envoûtant du vin) que j’écris, goûte, écoute, apprécie tel ou tel, rigole d’un autre, oublie untel, etc…

En fait, j’ai de la mémoire. Elle me fait respecter les fidèles, sourire de quelques-uns, savoir ce que certains font de leur vin (ou y mettent), et ranger ces cases dans ma tête comme il le faut pour les réactiver.

J’ai connu, et connais, pas mal de monde : des hommes (et des femmes, bien sûr) formidables, dont la relève n’a jamais (hélas) été assurée, le saut des générations (vous savez : celle qui crée, celle qui gère, la troisième qui dilapide) étant souvent bien réel, d’autres inintéressants, d’autres encore, passionnés et passionnants, avec qui c’est toujours un plaisir de “boire un canon”, plus de 20 ans après, etc.

La puissance du Guide, de Millésimes et désormais notre présence sur Internet (*) font bien sûr des envieux, mais il semble que cela soit typiquement français. Les dés étaient pourtant bien jetés.

En fait, à la cinquantaine, le bilan et les projets sont clairs : je n’ai pas failli à mon instinct profond de défendre encore et toujours les hommes et les femmes, du plus grand au plus modeste, qui sont attachés, comme moi, comme mon équipe (ma famille, devrais-je écrire), à extraire de leur terroir une quintessence à la fois naturelle et spirituelle, loin des artifices et des modes passagères. Si j’aime le vin, j’aime aussi ceux qui l’élèvent, je pense à eux quand je débouche leur bouteille, je partage ce plaisir, et c’est ce qui compte. Les “frimeurs”, les vins marchands, les produits “putassiers”, je les combats ou j’y suis indifférent, voilà tout.

Aujourd’hui, donc, nous confortons et renforçons, comme nous l’avons toujours fait (l’audace du 1er Guide de ce genre comme celle d’avoir investi sur le net, bien avant les autres) Millésimes et le Guide (sa prochaine édition sera “dure” sur le plan éditorial, assortie d’une maquette moderne que la direction d’Albin Michel et moi-même avons approuvée avec enthousiasme), nous poursuivons notre développement dans ce média fondamental, Internet, où nos “concurrents” ne risquent pas de rattraper ce que nous avons réalisé (**). Le site de Millésimes est déjà l’un des plus importants dans son domaine, et nous allons le traduire en langue américaine, tout d’abord, puis, certainement, en langue espagnole, ce qui nous donnera une dimension mondiale, une présence sur tous les continents, et un lectorat potentiel de plusieurs centaines de millions d’internautes, ce qu’aucune édition “papier” ne peut envisager. Des faits, pas des paroles !

Et puis, cette année, je vais -enfin- prendre le temps d’écrire mes romans, en tout cas au moins un, toujours édité chez Albin Michel, confiance oblige. Des livres dont le synopsis se trame depuis longtemps. Bien sûr, il y aura, dans l’un, une part importante de ma conscience (le monde de la terre qui m’est cher devrait y avoir sa place, indirectement certes), et, dans l’autre, le script (mais je ne vous dévoilerai pas grand chose) s’oriente vers un thème qui m’est tout aussi intime, les grandes civilisations antiques, une saga, historique mais bien actuelle, où l’Orient rejoindra l’Occident. En fait, l’année 2007, devra donc m’occuper à temps plein.

En parallèle, profitons de ce nectar que sait être le vin, où, comme en littérature, l’esprit rejoint la matière… Il y a un millier de vignerons exceptionnels dans ce numéro, à qui nous sommes fidèles, et qui nous le rendent bien, et cela vaut tous les écrits du monde.

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jeudi 18 octobre 2007

20 sur 20 ?

Je me fais plaisir, et j'y aborde pratiquement tous les sujets : la Boxe (regardez attentivement le jeu de jambes d'Ali, et Bretonnel), Sarkozy (je soutiens plus que jamais), Dido (et des vidéos superbes de Clapton, des Stones, de Dylan, Lou Reed, Brian Ferry, Amstrong, ou Callas), Rugby (de Bernard "Madrange" aux Blacks), ce qui nous met mal à l'aise (dont la précarité et cette pauvreté stagnante dans notre pays riche), Villepin (et sa rancœur), une rubrique houlala (de Catherine Breillat à Paris Hilton, du Japon à Jean-Claude Van Damme), le FMI (Strauss-Kahn, pas mal payé), Goldman (Là-bas), de quoi rire ou pleurer, mais aussi le génie des hommes avec les montres à complications (et un Planétarium époustouflant), les voitures à Paris, les vins Californiens, le scandale d'EADS (info ou intox ?), la Poste, mais encore Kouchner (j'aime bien), Lawrence d'Arabie, Rothko (et Soulages, et Warhol, et Tal-Coat, et Krémègne...), Ségolène Royal, BHL, Clearstream, la TVA des restaurateurs, les ministres, l'iPhone, Vuitton, les Echecs, quelques tacles à Fabius (mais aussi à Royal, Copé, Santini, Juppé, Bayrou ou Jospin), Ibiza, de quoi avoir honte, des conseils pour bien acheter (et éviter des vins à prix incautionnables), un peu de technique (du vin soda aux cavernes de Mars), de beaux vins..., des coups de chapeau (Google, Dominique Ferrandez, Cervantes, Imagine et My Sweet Lord en live...), les vins de Toscane, pas mal de coups de gueule ou tout comme (Toupie, Bollinger, les vins de cépages, Parker, Citadelles du Vin...), mes infos préférées (Europe 1, Guillaume Durand), les livres (Alamut, Vargas Llosa, Tourbillon...), bien sûr, puis la crise américaine, ce qui nous fait sourire (dont des articles sur le vin parus dans Le Figaro et Le Monde), les stocks-options (il est bien, Seguin), Brad Pitt, les copeaux de bois, le Champagne, l'astronomie, les grèves, voir et revoir Keyser Soze... le tout noté de 1 à 20, avec humour (quelques vidéos top de Nicolas Canteloup, Gad Elmaled, Florence Foresti), ironie ou conviction. De quoi se divertir mais surtout s'informer sur 20 sur 20 ?

mercredi 17 octobre 2007

Les Classements des vins de France

Lorsque, en 1985, j’ai été le premier à remettre en cause le « fameux » Classement des vins du Médoc, qui datait de 1855, cela avait créé quelques sautes d’humeur et de nombreux soutiens. Il m’a semblé ensuite logique de développer des classements pour toutes les régions de France, pour la grande majorité des appellations.

En revanche, et c’est contraire à la mode actuelle (et donc passagère), je me suis toujours refusé à « noter » un vin. La raison est simple : c’est pour moi une négation de ce « Sang de la Terre et du Ciel » que de l’affubler d’une note. Ce serait oublier la main de l’homme et la dimension humaine et subjective du vin. Faire cela, c’est comme si on notait un acteur de cinéma ou des peintres contemporains de 1 à 20. C’est une facilité pour attirer le chaland, qu’il me serait simple d’appliquer si je ne respectais pas autant les vignerons, que j’aime rencontrer car ils ont aussi leur importance (convivialité, passion…). Mes Classements évaluent les meilleurs rapports qualité-prix-plaisir. Ils tiennent compte de tous les producteurs : vignerons, négociants et caves coopératives. Ils sont ouverts à tous.

Pour mes Classements, trois points sont à retenir : 1 – Mes Classements ne sont pas figés et contiennent une hiérarchie interne. 2 – L’évaluation d’un cru se fait sur de nombreux millésimes. 3 – Chaque Classement est propre à une région. Mes Classements ne sont pas figés et ont une hiérarchie interne - Les 1ers grands vins classés Le sommet, même il s’agit de « comparer » non plus uniquement l’image de marque mais une réelle et très grande régularité qualitative. Aux côtés de crus incontournables, quelques autres atteignent des sommets, notamment pour récompenser un savoir-faire et un rapport qualité-prix indéniable. Il est impératif de suivre la hiérarchie interne de chaque classement, les premiers des Premiers Grands Vins classés étant supérieurs aux autres Premiers. - Les 2es grands vins classés C’est la catégorie qui réserve le plus de surprises, et les coups de cœur y sont nombreux. À elle seule, cette catégorie est une véritable hiérarchie, et de nombreux producteurs y évoluent selon les derniers millésimes ou cuvées dégustées. Aux côtés de certains « grands » crus (ou marques) historiques qui parviennent à se maintenir au plus haut niveau (c’est surtout le cas à Bordeaux, en Bourgogne et en Champagne), plusieurs vins moins connus y figurent, grâce à leur régularité qualitative et un exceptionnel rapport qualité-prix-plaisir. Certains vins de cette catégorie peuvent d’ailleurs prétendre atteindre des sommets, et d’autres méritent largement leur place grâce à un rapport qualité-prix-typicité exceptionnel, même s’il faut savoir aussi respecter la hiérarchie interne de cette catégorie. En tout cas, de grandes valeurs sûres, et l’on peut noter que certains domaines, dont la notoriété n’existait pas il y a quelques décennies, parviennent, chacun dans sa catégorie, à s’imposer et à devenir incontournables. - Les 3es grands vins classés C’est une position « d’attente » où l’on trouve des vignerons qui élèvent des crus qui n’ont pas été suffisamment dégustés et qui peuvent détrôner des vins plus connus dans les dégustations à l’aveugle. Ces producteurs peuvent donc monter en grade, bénéficiant d’un *. D’une manière générale, le fait même d’être dans ces Classements implique une haute tenue qualitative. Les vins ne sont intrinsèquement pas comparables, le Classement ne fait donc que les situer les uns par rapport aux autres, selon l’évolution des millésimes. Les « premiers » des Deuxièmes Grands Vins classés, par exemple, sont très proches de la catégorie Premiers Grands Vins classés. Il faut donc bien sûr tenir compte du prix pour comprendre qu’un très grand cru, sur le plan du terroir, mais très cher, peut être dans une catégorie semblable qu’un autre cru, peut-être moins connu, plus modeste, mais dont le rapport qualité-prix est excellent. Cela ne remet bien entendu pas en cause le très haut niveau qualitatif du vin le plus réputé (et donc le plus cher). Dans tous les cas de figures, certains vins classés peuvent mériter mieux dans des millésimes précis comme 2004, 2003, 2002 ou 2001 (ils sont indiqués alors par un *).

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samedi 13 octobre 2007

Top Vins hebdomadaire

Chaque semaine, suivez la sélection des meilleurs vins.

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Et aussi

Les meilleurs vins de Bourgogne

La Côte de Nuits s’étend du nord au sud, sur des terrains à dominante de silice, de calcaire, de marnes et d’argile en sous-sol. Depuis près de deux mille ans, les grands vignobles qui font la réputation de la Bourgogne, occupent une étroite bande de coteaux qui s’étire sur 20 km de long et parfois deux à trois cents mètres de large seulement, entre Dijon et Corgoloin.

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Nos coups de cœur, les bonnes adresses :

Les Classements : Vins rouges Vins blancs

Les appellations

samedi 29 septembre 2007

Languedoc : revenir sur terre

Franchement, quand je déguste certaines cuvées de la région, je me demande qui les achète. Très (trop) concentrés, on trouve en effet des rouges proposés en plus à des prix déments, incautionnables. Cela devrait pourtant s’assainir. À suivre. On va se contenter des producteurs qui élèvent des vins racés et typés, dans l’ensemble du territoire, des Corbières à Saint-Chinian, de Faugères en Minervois, en passant par les Coteaux-du-Languedoc, Fitou ou vins de pays, à des prix remarquables. Des grands vins ici, il y en a, mais les terroirs sont connus et ne s’étendent pas. La force de ces vins est d’avoir su conserver leur spécificité qui se dévoile au travers des cépages de la région, chacun s’exprimant au mieux selon les sols d’alluvions, d’ardoise, de schiste ou de calcaire, en bénéficiant d’un beau rapport qualité-prix. Trois cas de figure définissent la région :

- Il y a les vignerons qui, et depuis longtemps, ont toujours su maîtriser les rendements, vinifier et élever leurs vins, en respectant leur spécificité, sans vouloir copier telle ou telle appellation plus connue. Daumas-Gassac en est le fer de lance, suivi par des Corbières (la famille Gualco, Grand-Caumont, Vieux-Moulin…), puis des Minervois (Blomac, Villerambert-Moureau…), et aussi d’autres appellations (Antech…). C’est le noyau dur des grands vins du Languedoc, même si certains ont tendance à l’oublier. La plupart sont à la tête de leurs appellations respectives, et le fait de s’y maintenir mérite un coup de chapeau. v - Il y a ensuite les propriétaires, dans toutes les appellations, qui ont évolué plus récemment vers une recherche qualitative semblable, notamment ces dernières années. Ils ont cru en leur région et je les ai soutenus dès le début. On retrouve ici les grandes valeurs sûres comme Fabas, Vaugelas, Oustric, Barrubio… et quelques caves. On les retrouve tout naturellement dans le haut du Classement.

- Il y a enfin ceux qui ne sont pas installés depuis longtemps dans la région ou des propriétés qui ont été reprises par des vignerons d’autres régions ou les enfants. On les défend avec plaisir car ils s’attachent également à produire des vins typés et de qualité, à des prix très abordables (6 à 12 e). Attention à ceux qui pourraient se laisser piéger à développer des vins de vinification plutôt que de terroir. Et puis, il y a donc quelques producteurs, marchands et grands groupes qui nous (et vous) font croire que leurs vins ressemblent à quelque chose. Ces vins de mascarade (en Coteaux-du-Languedoc et en vins de cépages notamment), où l’on parle de “vins à haute expression” (expression de la méthode de vinification et du bois neuf surtout…), qui “sentent le goudron ou le café” (cela donne envie, non ?), la réglisse (on n’est pas loin de l’écœurement)… Idem pour les cuvées de vins blancs totalement fabriquées dans les chais où l’on est fier de vous faire sentir “la mangue et autres fruits exotiques”. Il s’agit donc de ne pas confondre l’ensemble d’une progression qualitative certaine et le développement de ces vins “fabriqués” et “putassiers” qui attirent les investisseurs comme des mouches, et sont, hélas, soutenus par des “critiques”, notamment américains (ce sont les mêmes qui soutiennent les “vins de garage” bordelais). Ce problème s’étend aux vins de cépages, où je ne vois toujours pas l’intérêt de planter des cépages qui se plaisent mieux dans des régions beaucoup plus froides (les bonnes exceptions existent), ni à se lancer dans des vinifications sophistiquées pour pouvoir remplir un dossier de presse… et mentionner des prix inexcusables sous prétexte que l’on peut mettre sur une étiquette les noms de Chardonnay ou de Merlot, ou que l’on croit qu’il suffit d’acheter des barriques neuves et se payer les services d’un œnologue “tendance” pour faire un grand vin. Le Classement 2008 vient donc récompenser ceux qui le méritent.

samedi 22 septembre 2007

Copeaux et sciure de bois

L'article date de 2004, mais c'est l'actualité. Que penser de Christian Delpeuch, le président du Civb, d'approuver cette mesure, c'est-à-dire de tirer vers le bas et d'avoir toutes les chances de duper le consommateur, qui n'en demande pas tant. C'est un comble d'abonder en ce sens, comme le fait également M. Château, directeur de l'association des Côtes de Bordeaux. Je vous laisse les lire. Pour info, certains vins rajoutent de la sciure de bois dans leurs cuvées pour donner aussi le goût boisé. La sciure, c'est pas un copeau de bois coupé en tout petit...

Voir : http://www.viti-net.fr/Outils/Fiches/FichesDetail.asp?idRub=11&id=684

Pendant que l'on y est (vu dans : http://www.oenodev.com/Oenodev/presse_bois.htm)

"Les copeaux et les staves se sont banalisés aux Etats-Unis. Selon le magazine Wine Business Monthly, 77 % des petits producteurs, 85% des moyens et 100% des géants du secteur en utilisent. Plus surprenant, ils percent chez les producteurs haut de gamme. La revue réalise tous les ans une enquête sur les pratiques des caves. En 2002, aucune n'envisageait d'utiliser des copeaux pour ses vins vendus plus de 25$/col au détail. En 2006, 9% y étaient favorables. "Des viticulteurs pensent qu'ils peuvent utiliser des copeaux et des planches (staves) dans des vins de qualité. Plutôt que de coût, il s'agit d'une question de créativité". (...) Clark Smith, vinificateur pour GrapeCraft Wines et consultant au sein de la société Vinovation, fût initié aux copeaux en 1997 par le français Patrick Ducournau. "Je n'ai plus acheté de barrique depuis 1999, même pour mon cabernet à 100$/col" (...). L'un de ses cabernet-sauvignon a récemment fini deuxième d'une dégustation comparative de vins haut de gamme, les uns passés en fût, les autres "copeautés"."

Circulez, y a rien à voir.

C'est lequel, le vrai prix ?

Ces prix sont ceux du Net, à ce jour, souvent transport en plus. Alors, combien vaut vraiment un Ducru-Beaucaillou 2003... Si on veut du sérieux, on a ChateauNet et Lavinia avec 80% plus cher !

55 € chez Degriffe (et 12 de port), sans savoir d'où vient la bouteille, certes, mais quand même. 98 € chez InternetWines (conversion dollars) 110 € sur ChateauNet 126 € chez Shopping 146 € à la maison Eyquard 147 € chez Wine and Co 152,10 chez 1855 176 € chez Vinssur20 180 € chez Lavinia...

Le Vin en direct

Notre site Les vins du Siècle : http://www.vinsdusiecle.com/, qui existe aussi en américain : Top French Wines (http://www.topfrenchwine.com/) va se développer cette année.

Appellation par appellation, une sélection des meilleurs propriétaires de France pour la typicité des vins, leur rapport qualité-prix-plaisir, l'expression de leur terroir et leur passion de vignerons. Une présentation attractive de leur propriété, de la qualité des millésimes, de leurs prix... et surtout la possibilité d'entrer directement en contact avec eux.

mardi 28 août 2007

Concours gratuit : gagnez des bouteilles !

Gagnez des bouteilles :

http://www.amourduvin.com/f_jeu.html

L'accord parfait vins-plats

http://www.millesimes.fr/images/carte_france.gif

Quand on débouche une bouteille de vin, à n’importe quel prix, on doit surtout -pour en profiter pleinement- adapter les mets qui lui conviennent le plus. Historiquement, le vin a toujours été lié avec la gastronomie des régions. Si l’on fait un vin rouge puissant et épicé en Languedoc ou dans le Rhône, c’est, par exemple, une réponse à la multitude de préparation de gibiers dans ces régions, qui demandent des vins riches et corsés. Autre exemple : le velouté des vins blancs bourguignons et leur persistance d’arômes, qui leut permet de "coller" parfaitement aux viandes blanches à la crème...

Voir aussi :

http://patrick.dussert-gerber.com/laccord-ideal-des-vins-et-des-mets-du-monde

Et aussi :

http://www.millesimes.fr/accords-vins-mets.php

L’Alsace

L’Alsace est l’exemple caractéristique des grandes régions vinicoles et gastronomiques françaises où le mariage des vins et des mets peut surprendre le plus. Bien sûr, on connaît les spécialités du pays, les choucroutes, les fromages, les charcuteries ou le kouglof, et l’intensité aromatique des grands crus, alliant finesse et richesse en bouche. On se doute bien qu’un vin d’Alsace se déguste aussi avec des crustacés ou des fruits de mer mais on oublie parfois l’extraordinaire osmose d’un Muscat avec des asperges, par exemple.

Les vins peuvent se boire pratiquement tout au cours d’un repas. Sur la choucroute (Riesling), avec une sole meunière (l’Alsace est riche également de poissons de rivière), avec des crustacés. Plus original, le fameux “poulet au Riesling”, une blanquette de veau à l’ancienne. La puissance de son bouquet et sa persistance aromatique en bouche place le Gewurztraminer comme un apéritif idéal. Il est superbe (comme le Pinot Gris) avec un pâté en croûte ou une terrine de foies blonds, ainsi que sur la tarte flambée. Les Vendanges Tardives se savourent sur un foie gras d’oie d’Alsace, au naturel ou en brioche, et sur des fromages forts comme le maroilles, le munster ou le roquefort.

Le beaujolais

Il y a deux façons de déguster les crus du Beaujolais : dans leur jeunesse, en profitant de leur couleur et de leur fruité avec des charcuteries, des rillons, des fromages à pâte molle ou une viande rouge grillée (les Beaujolais-Villages, les crus de Brouilly, Côte-de-Brouilly, Chiroubles et Saint-Amour sont parfaits), ou parvenant à maturité, notamment les crus plus charpentés, c’est-à-dire avec un minimum de quatre à cinq années d’évolution, sur une cuisine plus élaborée. - Fleurie, Juliénas. Très parfumés, à dominante de fruits rouges et de sous-bois, à présenter avec une oie farcie, un fromage bleu (Auvergne ou Bresse), ou un gibier (perdrix). - Chénas, Morgon, Moulin-à-Vent, Régnié. Bouquetés et denses, parfaits sur une terrine de gibier, du jambon fumé ou un foie de veau. Le bordelais - Médoc et Haut-Médoc. Des vins riches et souples à la fois, de belle couleur, parfumés, équilibrés, de bonne garde. Ils se goûtent avec toutes les viandes rouges dont la fameuse entrecôte bordelaise cuite sur les sarments, et plus le millésime est ancien, parvenu à sa maturité, avec des plats complexes, gibiers, civets ou de l’agneau. - Margaux. Prédominance à l’élégance et la structure. Un vin concentré dans sa jeunesse, au nez subtil, qui a besoin de temps pour donner toute sa finesse. En dehors des viandes rouges, le gibier à plume. - Moulis et Listrac. De l’agneau, des viandes rouges, avec une prédominance pour un foie de veau sur un millésime à maturité, ou des ramiers aux cèpes en cocotte qui s’accordent bien avec le “moelleux” du vin. - Saint-Estèphe. Puissant et concentré dans sa jeunesse, un très grand vin typé qu’il faut aussi savoir attendre, intense, à savourer avec une viande en sauce ou une bécasse. - Graves. En blancs, les vins, alliant finesse aromatique et persistance en bouche, s’associent à un veau en sauce ou une alose. Les rouges, bien typés, allient richesse et distinction sur du veau rôti, de l’agneau ou un gigot à la ficelle. - Fronsac et Canon-Fronsac. Des vins corsés et chaleureux, légèrement épicés, qui s’accordent bien avec un curry de mouton ou de l’agneau rôti. - Lalande-de-Pomerol. Couleur, concentration aromatique et onctuosité en bouche en font un vin qui se déguste avec la plupart des viandes, un magret de canard ou de l’agneau en croûte. - Lussac, Montagne et Puisseguin-Saint- Émilion. Bonne matière tannique, rondeur et bouquet. Idéal sur de l’agneau au four, des brochettes de canard ou un curry de mouton qui fait ressortir le caractère épicé du vin. Sur un vieux millésime, des mets plus riches comme un canard farci, un curry et les civets. - Saint-Émilion. Parfumé, corsé, un vin dense et ferme, pour viandes rôties et gibier à plume. - Pomerol. Ces vins riches, puissants en arômes comme en structure, denses et veloutés en bouche “collent” avec la plupart des gibiers et les truffes, dont on retrouve les arômes dans le vin. Essayez les œufs à la broche aux truffes fraîches. - Premières-Côtes-de-Blaye, Côtes-de-Bourg, Premières-Côtes-de-Bordeaux et Côtes-de-Castillon. Colorés, alliant charpente et rondeur en bouche, les Côtes-de-Bourg se marient avec du veau (sans sauce), de l’agneau, des magrets de canard et la plupart des gibiers à plume pour les vins parvenus à maturité. Le caractère légèrement épicé de ces crus les prédispose à un curry de poulet par exemple, des viandes en sauce légère ou des rognons. - Barsac et Sauternes. Pour profiter de leur richesse et de leur typicité, à l’apéritif. Plus conventionnel, sur un foie gras, pour un millésime assez jeune, et sur un dessert pas trop sucré comme une tarte aux framboises. Plus rare, la lamproie, et des ris de veau à la crème. - Loupiac. Plus souple, plus fruité, un vin tout en nuances aromatiques, onctueux, qui s’accorde avec les mêmes mets que ceux de Sauternes. - Entre-Deux-Mers. Francs, légers, fruités, des vins blancs secs surprenants par leur rapport qualité-prix, à découvrir sur les fruits de mer et les crustacés. - Bordeaux Supérieur. Souples et colorés, alliant charpente et bouquet, les vins se goûtent avec toutes les viandes rouges, mais aussi, pour des millésimes plus évolués, sur une escalope de veau ou un navarin de mouton.

La Bourgogne

- Auxey-Duresses. Si le blanc est parfait avec les poissons de rivière ou une volaille, le rouge, riche, bouqueté, tout en bouche, s’accorde bien à la plupart des viandes rouges ou aux gibiers. - Chablis. Ampleur, suavité, vivacité et persistance aromatique pour ces crus de Chablis, à déguster sur des poissons de rivière, des langoustines flambées ou une côte de porc charcutière. - Chambolle-Musigny. Charme, puissance, finesse, couleur et concentration aromatique prédominent. Idéal sur un dindonneau à la broche ou une bécasse. - Puligny-Montrachet et Chassagne-Montra­chet. Bouquetés, secs et suaves à la fois, de beaux vins tout en persistance aromatique, pour les poissons et les viandes blanches cuisinées. - Corton-Charlemagne. Il se savoure avec un turbot poché, un veau Orloff ou une dinde aux marrons, un foie gras au naturel ou du caviar. - Côte-de-Beaune et Hautes-Côtes-de-Beaune. Bouquet et souplesse en bouche en font un rouge à boire sur un poulet rôti ou un jambon, du rosbif froid et un saint-nectaire. - Fixin. Solide et coloré, un Fixin se goûte fort bien avec une palombe, un coq au vin, voire un curry de mouton. - Mâcon. Une escalope (ou une langue) de veau et des poissons grillés pour le blanc, le gibier à plume pour le rouge qui s’accorde également avec une raclette. - Mercurey. Le rouge, ferme et fruité, d’excellente évolution, se goûte avec des beignets d’aubergines, une perdrix au chou ou un reblochon. - Meursault. Riche, parfumé, suave en bouche, un Meursault jeune se boit avec des ris de veau ou une dinde aux marrons. À maturité, il lui faut une blanquette de veau, des morilles à la crème ou des quenelles de brochet. - Nuits-Saint-Georges. Alliant charpente et finesse aromatique, ces vins s’accommodent d’un ragoût d’agneau, d’un civet de lapin, de grives ou d’un bourguignon. - Pommard. Solide et coloré, un grand Pommard se savoure sur des mets subtils et puissants à la fois, comme une palombe, une poule au pot, les viandes en sauce et le gibier. - Pouilly-Fuissé. Idéal sur un saumon grillé, des ris de veau, une poularde en croûte de sel ou des quenelles de brochet. - Rully. Le rouge s’accorde bien avec un jambon de sanglier, un canard farci ou le gibier. Le blanc avec tous les poissons. - Santenay. Sa structure lui permet de se marier avec la plupart des gibiers et les ragoûts (daubes). Idéal dans sa jeunesse avec une épaule d’agneau boulangère. - Vosne-Romanée. Concentration aromatique et velouté demandent un pintadeau en sauce, un poulet sauté aux morilles ou un râble de lièvre.

La Champagne

Pour le Champagne, s’il est bien sec, à l’apéritif ; s’il est demi-sec ou doux, au cours d’un repas ou en dessert (fruits et pâtisseries). Les inconditionnels peuvent faire tout un repas au Champagne, délaissant néanmoins les viandes rouges ou le gibier. Un vin idéal avec des crustacés, ou, s’il est plus charpenté (une cuvée de Prestige), sur un poisson en sauce ou un feuilleté de turbot. Le Champagne rosé s’apprécie sur une viande blanche ou sur un gâteau au chocolat (pas trop sucré).

Le Languedoc - Corbières, Côtes-du-Roussillon, Fitou, Coteaux-du-Languedoc et Minervois. En rouge, le vin est marqué par des connotations fruitées et épicées caractéristiques qui lui permettent de tenir sur le gibier, les saucisses, le lièvre, avec un brie, sur les cassoulets du pays voire sur les pâtés à base de viande de mouton, qui sont légèrement sucrés. Le rosé se déguste sur les terrines ou un poulet basquaise, et les blancs avec les poissons, des volailles rôties ou sur un lapin à la moutarde.

La Provence - Bandol et Cassis. Des vins rouges riches en arômes et en saveurs, avec cette touche vanillée, qui se marient avec des plats épicés. Pour des millésimes plus anciens, sur un lièvre à la royale, une poularde en croûte de sel ou un reblochon. Le rosé tient sur une ratatouille, une saucisse grillée ou des brochettes de rognons, et le blanc sur une escalope ou un sandre au beurre blanc. - Coteaux-des-Baux et Coteaux-d’Aix. Des rouges colorés, parfumés, aux notes de fruits rouges mûrs et d’humus, au caractère affirmé, qui se goûtent fort bien sur un foie, une selle d’agneau aux herbes ou un gigot. Goûtez le rosé, bien frais, sur des paupiettes de veau ou un veau Orloff. - Côtes-de-Provence (et Corse). Des rouges alliant couleur, parfums et souplesse en bouche, qui se marient avec une bonne potée, un rôti de porc froid ou un carré d’agneau. Pour les blancs, fruits de mer et bouillabaisse, tandis que le rosé se déguste avec une morue grillée ou des calmars.

Le Sud-Ouest - Bergerac et Monbazillac. En Bergerac et Côtes-de-Bergerac, les rouges, parfumés et souples, sont adaptés à des viandes grillées, une côte de veau, un cassoulet ou une daube. Le blanc sec s’associe avec des écrevisses, des sardines grillées. Les moelleux, très fruités, aux connotations de miel, se goûtent à l’apéritif, en dessert sur une île flottante ou un flan, sur un bleu et le foie gras. - Cahors. Un vin riche en couleur comme en charpente qu’il faut apprécier avec des tripes, du gibier (chevreuil), un caneton aux figues, une oie rôtie aux marrons et aux pommes. - Gaillac. Le rouge s’adapte à la plupart des viandes et des plats légèrement épicés. Le blanc est vif et rond à la fois, à déboucher sur les poissons de rivière. - Jurançon. En blanc sec, un vin au nez de fruits secs, racé, tout en bouche, avec les poissons de rivière, et, en moelleux, un vin bouqueté, onctueux et typé, qui s’accorde avec les mêmes mets que ceux des autres liquoreux. - Madiran. Complexe et concentré, très parfumé, aux tanins fermes et puissants, très typé, un vin qu’il faut savoir attendre, à boire avec une viande en sauce, le gibier à poil ou un cassoulet.

Le Val de Loire - Chinon. S’il est jeune, avec une volaille ; s’il est parvenu à maturité, il convient aux viandes rouges, à un canard ou à un gibier cuisiné légèrement. - Coteaux-du-Layon. Des moelleux à déguster à l’apéritif, sur les charcuteries, avec un foie gras ou des fromages bleus. Goûtez-les sur un saucisson brioché ou un homard. - Sancerre et Pouilly-Fumé. Sec, nerveux et fruité, le blanc se goûte avec les fruits de mer, les rillettes, l’andouillette au vin et les poissons. Le rosé s’adapte à toutes les charcuteries, et le rouge à un canard ou à une dinde aux marrons. - Saumur. Un blanc sec et floral, idéal sur une côte de veau ou des rillons, et des rouges que la plupart des dégustateurs apprécient avec du mouton, un magret, voire un faisan pour un millésime plus ancien. Goûtez aussi les Crémants, très fins. - Touraine. Des vins frais et fruités, qui se boivent avec des rillons quand ils sont jeunes (pour les rosés et rouges), puis sur une volaille, des pigeonneaux, du veau grillé. Le blanc se marie avec les mêmes plats que les vins de Saumur. - Vouvray. Des blancs secs pour les fruits de mer et les poissons, et des moelleux bien typés, frais et fruités à l’apéritif ou avec les charcuteries du pays. N’oubliez pas les Crémants.

La Vallée du Rhône - Châteauneuf-du-Pape. Des rouges riches et charpentés, très parfumés, qui sentent la garrigue et les fruits surmûris, et s’apprécient sur le gibier (sanglier, chevreuil, lièvre) ou avec les truffes. Les blancs sur une cuisine riche. - Cornas et Côte-Rôtie. De grands vins rouges intenses et complexes, concentrés au nez comme en bouche, d’excellente garde, qu’il faut savoir attendre et déguster sur des plats épicés. - Côtes-du-Rhône et CDR-Villages. Dans leur jeunesse, les rouges vont parfaitement avec les viandes blanches ou les volailles (pigeonneaux). Plus vieux, ils méritent un chou farci, une daube et du gibier (perdrix). Les rosés “collent” aux terrines et aux poissons grillés, et les blancs à une escalope panée ou à un sandre au beurre blanc. - Gigondas. Le vin est puissant au nez comme en bouche, ferme, d’excellente garde et se marie aussi bien avec un gigot à la ficelle ou une selle d’agneau qu’avec des mets plus riches comme une daube ou le gibier. - Hermitage et Saint-Joseph. Idéal sur une viande rouge ou de l’agneau quand ils sont jeunes, puis, à maturité, avec un lièvre à la royale ou un salmis de colvert. Les blancs, suaves et onctueux, sur une blanquette ou un saumon grillé.

mercredi 4 juillet 2007

Des terroirs et des hommes

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Qu’on le veuille ou non, la France fait les meilleurs vins du monde ! C’est vrai pour les très grands crus (qui peut lutter avec une telle élégance ?) comme pour tous les autres (où trouve-t-on autant de plaisir et de diversité, dans les trois couleurs, dans une gamme de prix de 5 à 20 euros ?). Rien n’est venu tout seul : c’est, aux côtés de sols et sous-sols uniques, grâce à cette volonté historique des hommes et des femmes de nos vignobles. Et si la concurrence existe, elle est soit très chère, soit “sans âme ni vertu” ou aseptisée. Patrick Dussert-Gerber, depuis 27 ans, au travers de Millésimes et de son Guide, avec plus d’un million de lecteurs, défend passionnément ceux qui le méritent.

Brigitte Dussert : Certains négociants ou syndicats veulent simplifier les appellations françaises ?

Patrick Dussert-Gerber : S’en tenir à simplifier les étiquettes n’est pas la bonne solution. C’est trop facile de dire que le fait d’avoir trop d’appellations perturbe la compréhension du consommateur. Cela fait des siècles que l’on fait du vin en France, et des dizaines d’années que nous sommes les références mondiales, en quoi nos étiquettes et le nombre de nos appellations ont-elles gêné cela ?

Ce n’est pas parce que nos concurrents n’ont pas d’arguments sur la typicité que l’on doit faire pareil en “lissant” nos appellations. La complexité devient au contraire la manière de valoriser les consommateurs. Un amateur de vin, ce n’est pas un idiot : il a parfaitement le droit à la culture du vin. Plus on fait des vins simples, plus on prend le consommateur pour un imbécile, incapable de comprendre la spécificité de tel ou tel cru. Je ne partage pas cet avis.

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BD : Faut-il par exemple privilégier le nom des cépages sur l’étiquette ?

PDG : Mettre Chardonnay ou Merlot sur une étiquette n’a jamais été un gage de qualité en soi. Il y a des vins de Chardonnay qui sentent l’aubépine grâce à des levures, d’autres qui sentent la vanille par une surconcentration en barriques... et d’autres, heureusement, qui dégagent des nuances aromatiques similaires naturellement, grâce à leur sol ou à quelques années de vieillissement, selon les phases d’évolution. En France, on a des terroirs qui s’expriment d’eux-mêmes. Un Chardonnay australien ou languedocien, même s’il est bon, ne jouera jamais dans la catégorie d’un Meursault Perrières ou d’un Puligny La Garenne. Je doute également du bien-fondé des regroupements entre appellations qui risquent surtout de les dépersonnaliser encore plus. Se retrancher pour faire cela derrière la facilité de compréhension d’un consommateur-lambda pour “lisser” les appellations ou mettre en avant un nom de cépage sur l’étiquette me semble être une fuite en avant.

BD : Il faut donc encore plus développer l’effet terroir ?

PDG : Oui, plus que jamais, il faut continuer de communiquer sur les terroirs et d’ailleurs c’est ce que font les vignerons dignes de ce nom et qui nous font confiance. C’est grâce à la richesse et la complexité de nos sous-sols qui existent depuis des siècles que les vins français forcent l’admiration et font envie au monde entier. Il faut porter la bonne parole. J’aime bien la démarche de la campagne de communication des vins de Bourgogne qui explique -je schématise- à un dégustateur anglo-saxon pourquoi le terroir apporte des nuances d’arômes particuliers et spécifiques à un Bourgogne. Elle reflète ce que je fais depuis toujours. Pour faire comprendre notre différence à un consommateur français ou étranger, il faut expliquer que, sur quelques dizaines de mètres, on produit un vin différent d’un autre, à Chinon, à Pouilly-Fumé, en Beaujolais, en Alsace, à Gigondas, à Margaux ou à Vosne-Romanée... C’est notre grande force. Les champenois l’ont aussi bien compris puisqu’ils communiquent souvent sur des origines, des crus, des villages, des clos, alors qu’auparavant on ne parlait que d’assemblages et de vin de fête. Les alsaciens en font autant et beaucoup d’autres aussi, à Bordeaux comme en Languedoc. Tous ont compris qu’il faut se servir de notre hiérarchie exceptionnelle des appellations et des terroirs. Dans tous les vignobles français, on a la chance d’avoir de vrais terroirs historiques et il est donc tout à fait inconcevable qu’on “aseptise” les vins sans se servir de la puissance du territoire. La majorité des vignerons partagent mon opinion. C’est pour cela que nous nous soutenons mutuellement.En France, nous produisons des vins fabuleux, et il faut imposer cela ! Si un marchand de vin vous répond que c‘est trop compliqué, c’est parce qu’il ne veut pas fournir un effort supplémentaire pour expliquer le vin et l’histoire du lieu où il est produit, c’est plus simple et rapide en effet de se servir uniquement de la notoriété qui existe déjà. Mais le vin, cela mérite le respect. Il faut prendre le temps d’expliquer le travail du vigneron, de faire partager son plaisir.

BD : Quelle est notre force ?

PDG : C’est notre diversité. S’il est naturel que l’on fasse aujourd’hui des vins plus souples et moins astringents, il n’est pas nécessaire pour autant de les défigurer ? Il faut avoir confiance en son savoir-faire historique, la complexité géologique des sols, le talent de la majorité des vignerons français qui ont su profiter des progrès technologiques tout en respectant leur vin, sans le dénaturer. Pour expliquer le vin, le comprendre, justifier son prix et faire rêver les consommateurs, il faut tout simplement parler de la richesse et de la diversité de nos sols, de la délimitation stricte de nos terroirs, de leur rareté, de la multitude de nos cépages, des exigences qualitatives, des investissements dans les chais, leur montrer nos clos, les galets, le schiste, l’argile, les coccinelles au milieu des vignes, un viticulteur en train de travailler, parler d’arômes, de plaisir, des choses simples, élémentaires... Je crois aux “niches”, à la multiplication, à la complexité, pas à l’homogénéisation ni à la mondialisation du goût. Je pense que nos vins méritent bien au contraire de susciter justement l’intérêt, des questions, des comparaisons. Vouloir tout simplifier, c’est faire le jeu des vins qui n’ont pas de typicité, pas d’histoires, pas d’us et coutumes. On tuerait nous-même la poule aux œufs d’or. Et puis, faut-il rappeler aussi que, les exceptions confirmant naturellement cette règle, les vins français sont aussi à leur juste prix, car les vins étrangers qui ne sont pas chers sont souvent des vins sans personnalité qui correspondent à une gamme pratiquement inexistante dans les appellations françaises. Même si, bien sûr, il y a d’excellents vins partouts, il y a aussi, dans une gamme de prix de 4 ou 7 euros, il y a pléthore en France de bons vins, dans la Loire, à Bordeaux comme dans la Vallée du Rhône... qui sont à un bien meilleur niveau qualitatif, homogène, dans une gamme de prix équivalente, et, vous l’aurez compris, qui apportent cette plus-value essentielle des terroirs : l’originalité.Les vignerons que nous soutenons ont confiance en eux, en leur spécificité, en leur talent. Ils le disent, ils communiquent là-dessus, et on les aide pour clamer haut et fort de tels atouts. C’est nous qui jouons dans la catégorie des grands, ce sont nos vins que l’on veut copier, pas l’inverse. Chaque chose à sa place, et chacun à la sienne...”

lundi 28 mai 2007

A chaque vin, sa région

L’Alsace est l’exemple caractéristique des grandes régions vinicoles et gastronomiques françaises où le mariage des vins et des mets peut surprendre le plus. Bien sûr, on connaît les spécialités du pays, les choucroutes, les fromages, les charcuteries ou le kouglof, et l’intensité aromatique des grands crus, alliant finesse et richesse en bouche. On se doute bien qu’un vin d’Alsace se déguste aussi avec des crustacés ou des fruits de mer mais on oublie parfois l’extraordinaire osmose d’un Muscat avec des asperges, par exemple. Les vins peuvent se boire pratiquement tout au cours d’un repas. Sur la choucroute (Riesling), avec une sole meunière (l’Alsace est riche également de poissons de rivière), avec des crustacés. Plus original, le fameux “poulet au Riesling”, une blanquette de veau à l’ancienne. La puissance de son bouquet et sa persistance aromatique en bouche place le Gewurztraminer comme un apéritif idéal. Il est superbe (comme le Tokay Pinot Gris) avec un pâté en croûte ou une terrine de foies blonds, ainsi que sur la tarte flambée. Les Vendanges Tardives se savourent sur un foie gras d’oie d’Alsace, au naturel ou en brioche, et sur des fromages forts comme le maroilles, le munster ou le roquefort.

LE BEAUJOLAIS

Il y a deux façons de déguster les crus du Beaujolais : dans leur jeunesse, en profitant de leur couleur et de leur fruité avec des charcuteries, des rillons, des fromages à pâte molle ou une viande rouge grillée (les Beaujolais-Villages, les crus de Brouilly, Côte-de-Brouilly, Chiroubles et Saint-Amour sont parfaits), ou parvenant à maturité, notamment les crus plus charpentés, c’est-à-dire avec un minimum de quatre à cinq années d’évolution, sur une cuisine plus élaborée.

- Fleurie, Juliénas. Très parfumés, à dominante de fruits rouges et de sous-bois, à présenter avec une oie farcie, un fromage bleu (Auvergne ou Bresse), ou un gibier (perdrix).

- Chénas, Morgon, Moulin-à-Vent, Régnié. Bouquetés et denses, parfaits sur une terrine de gibier, du jambon fumé, un foie de veau à l’ancienne.

LE BORDELAIS

- Médoc et Haut-Médoc. Des vins riches et souples à la fois, de belle couleur, parfumés, équilibrés, de bonne garde. Ils se goûtent avec toutes les viandes rouges dont la fameuse entrecôte bordelaise cuite sur les sarments, et plus le millésime est ancien, parvenu à sa maturité, avec des plats complexes, gibiers, civets ou de l’agneau.

- Margaux. Prédominance à l’élégance et la structure. Un vin concentré dans sa jeunesse, au nez subtil, qui a besoin de temps pour donner toute sa finesse. En dehors des viandes rouges, le gibier à plume.

- Moulis et Listrac. De l’agneau, des viandes rouges, avec une prédominance pour un foie de veau sur un millésime à maturité, ou des ramiers aux cèpes en cocotte qui s’accordent bien avec le “moelleux” du vin.

- Saint-Estèphe. Puissant et concentré dans sa jeunesse, un très grand vin typé qu’il faut aussi savoir attendre, intense, à savourer avec une viande en sauce ou une bécasse.

- Graves. En blancs, les vins, alliant finesse aromatique et persistance en bouche, s’associent à un veau en sauce ou une alose. Les rouges, bien typés, allient richesse et distinction sur du veau rôti, de l’agneau ou un gigot à la ficelle.

- Fronsac et Canon-Fronsac. Des vins corsés et chaleureux, légèrement épicés, qui s’accordent parfaitement avec un curry de mouton ou de l’agneau rôti.

- Lalande-de-Pomerol. Couleur, concentration aromatique et onctuosité en bouche en font un vin qui se déguste avec la plupart des viandes, un magret de canard ou de l’agneau en croûte.

- Lussac, Montagne et Puisseguin-Saint-Émilion. Bonne matière tannique, rondeur et bouquet. Idéal sur de l’agneau au four, des brochettes de canard ou un curry de mouton qui fait ressortir le caractère épicé du vin. Sur un vieux millésime, des mets plus riches comme un canard farci, un curry et les civets.

- Saint-Émilion. Parfumé, corsé, un vin dense et ferme, pour les viandes rôties et le gibier à plume.

- Pomerol. Ces vins riches, puissants en arômes comme en structure, denses et veloutés en bouche “collent” avec la plupart des gibiers et les truffes, dont on retrouve les arômes dans le vin. Essayez les œufs à la broche aux truffes fraîches.

- Premières-Côtes-de-Blaye, Côtes-de-Bourg, Premières-Côtes-de-Bordeaux et Côtes-de-Castillon. Colorés, alliant charpente et rondeur en bouche, les Côtes-de-Bourg se marient avec du veau (sans sauce), de l’agneau, des magrets de canard et la plupart des gibiers à plume pour les vins parvenus à maturité. Le caractère légèrement épicé de ces crus les prédispose à un curry de poulet par exemple, des viandes en sauce légère ou des rognons.

- Barsac et Sauternes. Pour profiter de leur richesse et de leur typicité, à l’apéritif. Plus conventionnel, sur un foie gras, pour un millésime assez jeune, et sur un dessert pas trop sucré comme une tarte aux framboises. Plus rare, la lamproie, et des ris de veau à la crème.

- Loupiac. Plus souple, plus fruité, un vin tout en nuances aromatiques, onctueux, de garde, qui s’accorde avec les mêmes mets que ceux de Sauternes.

- Entre-Deux-Mers. Francs, légers, fruités, des vins blancs secs surprenants par leur rapport qualité-prix, à découvrir sur les fruits de mer et les crustacés.

- Bordeaux Supérieur. Souples et colorés, alliant charpente et bouquet, les vins se goûtent avec toutes les viandes rouges, mais aussi, pour des millésimes plus évolués, sur une escalope de veau ou un navarin de mouton.

LA BOURGOGNE

- Auxey-Duresses. Si le blanc est parfait avec les poissons de rivière cuisinés ou une volaille, le rouge, riche, bouqueté, tout en bouche, s’accorde bien à la plupart des viandes rouges ou aux gibiers.

- Chablis. Ampleur, suavité, vivacité et persistance aromatique pour ces crus de Chablis, à déguster sur des poissons de rivière, des langoustines flambées ou une côte de porc charcutière.

- Chambolle-Musigny. Charme, puissance, finesse, couleur et concentration aromatique prédominent. Idéal sur un dindonneau à la broche ou une bécasse.

- Puligny-Montrachet et Chassagne-Montrachet. Bouquetés, secs et suaves à la fois, de beaux vins tout en persistance aromatique, pour les poissons (saumon fumé) et les viandes blanches cuisinées.

- Corton-Charlemagne. Il se savoure avec un turbot poché, un veau Orloff ou une dinde aux marrons, un foie gras au naturel ou du caviar.

- Côte-de-Beaune et Hautes-Côtes-de-Beaune. Bouquet et souplesse en bouche en font un rouge à boire sur un poulet rôti ou un jambon, du rosbif froid et un saint-nectaire.

- Fixin. Solide et coloré, un Fixin se goûte fort bien avec une palombe, un coq au vin, voire un curry de mouton.

- Mâcon. Une escalope (ou une langue) de veau et des poissons grillés pour le blanc, le gibier à plume pour le rouge qui s’accorde également avec une raclette.

- Mercurey. Le rouge, ferme et fruité, d’excellente évolution, se goûte avec des beignets d’aubergines, une perdrix au chou ou un reblochon.

- Meursault. Riche, parfumé, suave en bouche, un Meursault jeune se boit avec des ris de veau ou une dinde aux marrons. À maturité, il lui faut une blanquette de veau, des morilles à la crème ou des quenelles de brochet.

- Nuits-Saint-Georges. Alliant charpente et finesse aromatique, ces vins s’accommodent d’un ragoût d’agneau, d’un civet de lapin, de grives ou d’un bourguignon.

- Pommard. Solide et coloré, un grand Pommard se savoure sur des mets subtils et puissants à la fois, comme une palombe, une poule au pot, les viandes en sauce et le gibier.

- Pouilly-Fuissé. Idéal sur un saumon grillé, des ris de veau, une poularde en croûte de sel ou des quenelles de brochet.

- Rully. Le rouge s’accorde bien avec un jambon de sanglier, un canard farci ou le gibier. Le blanc avec tous les poissons.

- Santenay. Sa structure lui permet de se marier avec la plupart des gibiers et les ragoûts (daubes). Idéal dans sa jeunesse avec une épaule d’agneau boulangère.

- Vosne-Romanée. Concentration aromatique et velouté demandent un un pintadeau en sauce, un poulet sauté aux morilles ou un rable de lièvre.

LA CHAMPAGNE

Pour le Champagne, s’il est bien sec, à l’apéritif ; s’il est demi-sec ou doux, au cours d’un repas ou en dessert (fruits et pâtisseries). Les inconditionnels peuvent faire tout un repas au Champagne, délaissant néanmoins les viandes rouges ou le gibier. Un vin idéal avec des crustacés, ou, s’il est plus charpenté (une cuvée de Prestige), sur un poisson en sauce ou un feuilleté de turbot. Le Champagne rosé s’apprécie sur une viande blanche ou sur un gâteau au chocolat (pas trop sucré).

LE LANGUEDOC

- Corbières, Côtes-du-Roussillon, Fitou, Coteaux-du-Languedoc et Minervois. En rouge, le vin est marqué par des connotations fruitées et épicées caractéristiques qui lui permettent de tenir sur le gibier, les saucisses, le lièvre, avec un brie, sur les cassoulets du pays voire sur les pâtés à base de viande de mouton, qui sont quelquefois légèrement sucrés. Le rosé se déguste sur les terrines ou un poulet basquaise, et les blancs avec les poissons, des volailles rôties ou sur un lapin à la moutarde.

LA PROVENCE

- Bandol et Cassis. Des vins rouges riches en arômes et en saveurs, avec cette touche vanillée, qui se marient avec des plats épicés. Pour des millésimes plus anciens, sur un lièvre à la royale, une poularde en croûte de sel ou un reblochon. Le rosé tient sur une ratatouille, une saucisse grillée ou des brochettes de rognons, et le blanc sur une escalope ou un sandre au beurre blanc.

- Coteaux-des-Baux et Coteaux-d’Aix. Des rouges colorés, parfumés, aux notes de petits fruits rouges mûrs et d’humus, au caractère affirmé, qui se goûtent fort bien sur un foie, une selle d’agneau aux herbes ou un gigot à la ficelle. Goûtez le rosé, bien frais, sur des paupiettes de veau ou un veau Orloff.

- Côtes-de-Provence (et Corse). Des rouges alliant couleur, parfums et souplesse en bouche, qui se marient avec une bonne potée, un rôti de porc froid ou un carré d’agneau. Pour les blancs, fruits de mer et bouillabaisse, tandis que le rosé se déguste avec une morue grillée ou des calmars.

LE SUD-OUEST

- Bergerac et Monbazillac. En Bergerac et Côtes-de-Bergerac, les rouges, parfumés et souples, sont adaptés à des viandes grillées, une côte de veau, un cassoulet ou une daube. Le blanc sec s’associe avec des clovisses, des écrevisses, des sardines grillées. Les moelleux (Monbazillac et Montravel), très fruités, aux connotations de miel, se goûtent à l’apéritif, en dessert sur une île flottante ou un flan, sur un bleu et le foie gras.

- Cahors. Un vin riche en couleur comme en charpente qu’il faut apprécier avec des tripes, du gibier (chevreuil), un caneton aux figues, une oie rôtie aux marrons et aux pommes.

- Gaillac. Le rouge s’adapte à la plupart des viandes et des plats légèrement épicés. Le blanc est vif et rond à la fois, à déboucher sur les poissons de rivière.

- Jurançon. En blanc sec, un vin au nez de fruits secs, racé, tout en bouche, avec les poissons de rivière, et, en moelleux, un vin bouqueté, onctueux et typé, qui s’accorde avec les mêmes mets que ceux des autres liquoreux.

- Madiran. Complexe et concentré, très parfumé, aux tanins fermes et puissants, très typé, un vin qu’il faut savoir attendre, à boire avec une viande en sauce, le gibier à poil ou un cassoulet.

LE VAL DE LOIRE

- Chinon. S’il est jeune, avec une volaille ; s’il est parvenu à maturité, il convient aux viandes rouges, à un canard ou à un gibier cuisiné légèrement.

- Coteaux-du-Layon. Des moelleux à déguster à l’apéritif, sur les charcuteries, avec un foie gras ou des fromages bleus. Goûtez-les sur un saucisson brioché ou un homard.

- Sancerre et Pouilly-Fumé

Sec, nerveux et fruité, le blanc se goûte avec les fruits de mer, les rillettes, l’andouillette au vin et les poissons. Le rosé s’adapte à toutes les charcuteries, et le rouge à un canard ou à une dinde aux marrons.

- Saumur. Un blanc sec et floral, idéal sur une côte de veau ou des rillons, et des rouges que la plupart des dégustateurs apprécient avec du mouton, un magret, voire un faisan pour un millésime plus ancien. Goûtez aussi les Crémants, tout en finesse.

- Touraine. Des vins frais et fruités, qui se boivent avec des rillons quand ils sont jeunes (pour les rosés et rouges), puis sur une volaille, des pigeonneaux, du veau grillé. Le blanc se marie avec les mêmes plats que les vins de Saumur.

- Vouvray. Des blancs secs pour les fruits de mer et les poissons, et des moelleux bien typés, frais et fruités à l’apéritif ou avec les charcuteries du pays. N’oubliez pas les Crémants.

LA VALLÉE DU RHÔNE

- Châteauneuf-du-Pape. Des rouges riches et charpentés, très parfumés, qui sentent la garrigue et les fruits surmûris, et s’apprécient sur le gibier (sanglier, chevreuil, lièvre) ou avec les truffes. Les blancs sur une cuisine riche.

- Cornas et Côte-Rôtie. De grands vins rouges intenses et complexes, concentrés au nez comme en bouche, d’excellente garde, qu’il faut savoir attendre et déguster sur des plats épicés et le gibier.

- Côtes-du-Rhône et CDR-Villages. Dans leur jeunesse, les rouges vont parfaitement avec les viandes blanches ou les volailles (pigeonnaux). Plus vieux, ils méritent un chou farci, une daube et du gibier (perdrix). Les rosés “collent” aux terrines et aux poissons grillés, et les blancs à une escalope panée ou à un sandre au beurre blanc.

- Gigondas. Le vin est puissant au nez comme en bouche, ferme, d’excellente garde et se marie aussi bien avec un gigot à la ficelle ou une selle d’agneau qu’avec des mets plus riches comme une daube ou le gibier.

- Hermitage et Saint-Joseph. Idéal sur une viande rouge ou de l’agneau quand ils sont jeunes, puis, à maturité, avec un lièvre à la royale ou un salmis de colvert. Les blancs, suaves et onctueux, sur une blanquette ou un saumon grillé.

dimanche 13 mai 2007

Champagne : le top

LES PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

CANARD-DUCHÊNE 1, rue Edmond-Canard 51500 Ludes Tél. 03 26 89 54 80 Fax. 03 26 40 60 17 e-mail : info@canard-duchene.fr www.canard-duchene.fr Alain Thiénot a repris cette ancienne maison, qui mérite sa place dans le Classement pour un rapport qualité-prix indéniable. Vous apprécierez comme nous ce Champagne La Grande Cuvée Charles VII Blancs de noirs, très parfumé, intense, aux arômes de fruits secs et de miel, aux notes de brioche, un vin d’excellente évolution, idéal au cours d’un repas. Remarquable Grande Cuvée Charles VII rosé, suave, un Champagne vineux et fin à la fois, tout en harmonie, tout en persistance aromatique (mûre, rose, cannelle...) à déboucher aussi bien à l’apéritif que sur un bar rôti. Le Charles VII rosé, tout en finesse et structure, parfait sur du chocolat, est remarquable, de bouche intense et savoureuse comme ce Charles VII Blanc de noirs 1999 (Pinot noir et Pinot meunier), de robe jaune doré, alliant puissance et structure, aux arômes de fruits confits et d’épices, d’une longue finale complexe, d’une belle maturité et d’une séduisante longueur en bouche à travers des arômes de fruits confits.

Charles HEIDSIECK Directrice : Anne-Charlotte Amory 4, boulevard Henri-Vasnier 51100 Reims Tél. 03 26 84 43 50 Fax. 03 26 84 43 99 e-mail : champagne@charlesheidsieck.com www.CharlesHeidsieck.com La philosophie qualitative de la maison se poursuit sous l’impulsion de la nouvelle directrice, Anne-Charlotte Amory, et du talentueux chef de caves, Régis Camus. “Je fais partie des chefs de caves multi-spécialistes, précise ce dernier, qui travaillent sur l’œnologie pure mais aussi sur l’ensemble du processus d’élaboration. Le style Charles Heidseck a atteint un tel niveau d’équilibre et d’harmonie qu’il a été qualifié de perle rare de la Champagne. Il s’adresse aux vrais amateurs de Champagne qui aiment déguster et comparer.” Pour preuves, ce splendide Blanc des Millénaires 95, un assemblage de raisins de 5 crus de la côte des blancs, un grand vin vieilli pendant un minimum de 10 ans avant d’être mis sur le marché, suave et onctueux, d’une grande subtilité d’arômes (noix, pain grillé, pomme...), l’une des plus belles signatures champenoises. Le Mis en Cave 2000 est très riche, tout en saveurs, tout en bouche (connotations de petits fruits macérés, d’épices...), tout en harmonie, tout en bouche comme le Millésime Vintage brut 95, qui allie richesse aromatique et persistance, bien dosé, avec des notes de fleurs et de fruits (abricot, pêche), tout en bouche, et un brut rosé Vintage 96, aux arômes de petits fruits rouges frais, de belle robe, classique et distingué, de bouche ample comme le Champagne Blanc de blancs brut divin, d’une grande finesse. Même groupe (Rémy-Cointreau) que Piper-Heidsieck.

Veuve A. DEVAUX Laurent et Marie Gillet Domaine de Villeneuve, BP 17 10110 Bar-sur-Seine Tél. 03 25 38 30 65 Fax. 03 25 29 73 21 e-mail : info@champagne-devaux.fr Toujours la seule cave coopérative, dirigée notamment par la charmante Marie Gillet, à cette place de Premier Grand Vin Classé. Fondée en 1846 par les frères Jules et Auguste Devaux, elle fut reprise, après eux, par Mme veuve Auguste Devaux. En 1986, ses descendants, soucieux de perpétuer cette marque prestigieuse, en ont confié la destinée à un grand groupe de producteurs champenois. Aujourd’hui, la maison Veuve A. Devaux est installée dans le cadre magnifique du Domaine de Villeneuve. Là, 800 vignerons déploient, à longueur d’année, tous leurs efforts, tous leurs soins et un savoir-faire ancestral. On le retrouve dans ce Champagne cuvée D 96 (2/3 Pinot noir, 1/3 Chardonnay), une tête de cuvée dense, très parfumée, alliant finesse et charpente, d’une bonne souplesse et d’un bouquet très aromatique aux nuances de pêche et de citronnelle, un grand Champagne tout en bouche, riche et complexe, puissant et persistant, fort bien dosé, parfait sur une volaille. La Grande Réserve brut (65% Pinot noir, 35% Chardonnay), à laquelle une dominante de Pinot noir confère puissance et longueur en bouche, le Chardonnay apportant à la fois vivacité et finesse, avec ces nuances de fruits compotés, de sous-bois et de pêche jaune, très harmonieux, charpenté, dominée par des notes légèrement vanillées, d’une longue persistance aromatique. La Grande Réserve brut cuvée Rosée (70% Pinot noir dont 16% de vin rouge, 30% Chardonnay), qui fleure l’amande, est très rafraîchissante, et associe richesse aromatique et persistance. La cuvée Millésimée 95, pure Chardonnay, est dans la lignée, marquée par les fleurs (narcisse, chèvrefeulle), la pomme et le pain grillée, la marque de fabrique du Chardonnay (voir article Talent).

ELLNER Jean-Pierre et Michel Ellner 1, rue Côte-Legris 51200 Épernay Tel. 03 26 55 60 25 Fax. 03 26 51 54 00 e-mail : info@champagne-ellner.com www.champagne-ellner.com Jean-Pierre Ellner et son épouse, Michelle, sont des propriétaires comme on les aime, chaleureux et passionnés. Cette maison conserve sa place au sommet grâce à une politique qualitative étroitement liée à une gamme de prix très sages (voir article Talent). Pour mémoire, Charles-Émile Ellner créa, au début du siècle, sa propre maison. Ses successeurs, notamment son fils Pierre, qui en a été la véritable “locomotive”, a su transmettre à ses propres enfants cette passion pour la terre et le vin. Aujourd’hui, les cuvées sont le résultat du savoir-faire de l’aîné, Jacques, maître de chai et œnologue. Michel, plus attaché aux valeurs de la terre, s’est très souvent retrouvé aux côtés de son père et ils ont constitué le patrimoine de leur maison, Jean-Pierre s’est vu confier la tâche administrative qui devenait de plus en plus lourde. Le vignoble couvre une superficie de 54 ha répartis sur une quinzaine de communes. Superbe cuvée Prestige 95, un grand Champagne, très fin, très mûr, tout en finale, d’une grande palette aromatique. Remarquable Champagne Millésimé Reserve brut 98, de robe très claire, avec cette fraîcheur florale doublée de nuances fruitées, au nez d’une vinosité nerveuse, savoureux, complexe et riche. Excellent rosé brut, avec ces nuances de petits fruits rouges bien mûrs, d’une jolie finale au palais, très bien fait comme ce Blanc de blancs brut, pur Chardonnay, très distingué, équilibré, fruité, raffiné, de robe vert or, parfait à l’apéritif comme sur un sandre au beurre blanc. La cuvée de Réserve brut Premier Cru, ample et charpentée, sent le pain grillé et l’amande, tout en persistance, d’une grande finale. Très belle cuvée Séduction 95, sans fermentation malolactique, particulièrement subtile et parfumée, aux arômes intenses de fruits frais et une pointe d’épices, de mousse abondante, d’une belle finale.

René GEOFFROY René et Jean-Baptiste Geoffroy 150, rue du Bois-des-Jots 51480 Cumières Tél. 03 26 55 32 31 Fax. 03 26 54 66 50 e-mail : info@champagne-geoffroy.com www.champagne.geoffroy.com Sa place dans le Classement cette année vient récompenser une politique qualitative exemplaire, associée à une typicité réelle et des prix très abordables. “L’objectif est de se faire plaisir, précise Jean-Baptiste Geoffroy, mon père et moi aimons les vins de Champagne ayant de la personnalité.” La culture de leur vignoble en lutte raisonnée, la sélection étudiée d’amendements organiques, l’entretien du sol par labourage, les raisins triés à la main puis écrasés lentement sur pressoir traditionnel, la vinification en partie en foudres de chêne, l’absence de fermentation malolactique, le collage à l’ancienne et le long vieillissement dans la fraîcheur des caves en craie... expliquent donc ce Champagne brut Premier Cru Expression (50% Pinot meunier, 40% Pinot noir et 10% Chardonnay), de bouche élégante et intense, avec ces notes de raisins noirs, de fruits frais et de biscuits, un Champagne dense et raffiné, qui mérite une cuisine élaborée, tout en bouche. Le Champagne brut Premier Cru Empreinte, un assemblage de 2/3 de Pinot noir et 1/3 de Chardonnay, dont la vinification est faite exclusivement en foudres de chêne, est un Champagne à la forte personnalité du Pinot noir qui lui apporte la puissance dans l’équilibre gustatif, parfumé, au nez dominé par les fruits mûrs et le pain brioché, avec cette pointe de fraîcheur persistante. Le brut Premier Cru Volupté, distingué, rond en bouche, avec des arômes de fruits secs et d’agrumes, est un vin généreux et charmeur comme le Rosé de Saignée.

GOSSET Béatrice Cointreau 69, rue Jules-Blondeau, BP 7 51160 Ay Tél. 03 26 56 99 56 Fax. 03 26 51 55 88 e-mail : info@champagne-gosset.com www.champagne-gosset.com Béatrice Cointreau, séduisante, infatigable et talentueuse (voir article Talent), peut être fière de son splendide Champagne cuvée Célébris 95 (54% Pinot noir et 46% Chardonnay), dominé par le corps du Pinot noir auquel s’associe la fraîcheur du Chardonnay, un Champagne racé, idéal au cours d’un repas, associant charpente et distinction, très fin, sur une viande blanche comme sur un poisson raffiné. La Grande Réserve (46% Chardonnay, 39% Pinot noir et 15% Pinot meunier dont 12% de vins de réserve), d’une grande harmonie au nez comme en bouche, est un Champagne puissant, très charpenté mais très distingué à la fois, qui demande une cuisine riche, des plats en sauce ou un gibier à plume. Dans la lignée, le Grand Rosé Célébris brut 98, issu du Chardonnay (61%) et du Pinot noir (39%) auxquels on ajoute un vin des Coteaux Champenois rouge (Bouzy et Ambonnay), qui développe un nez complexe où la mûre s’associe à la framboise, une bouche intense et raffinée à la fois, à déboucher sur des mets épicés ou des crustacés. Remarquable, le Gosset Grand Millésime 99, issu d’un assemblage des meilleurs Crus (56% Chardonnay, 44% Pinot noir, Grands et Premiers Crus), de belle robe d’or pâle, limpide et douce, aux notes d’abricot et de miel, un superbe Champagne de lente évolution, d’une grande subtilité, alliant charpente et finesse, tout en bouche, avec cette suavité qui lui est propre, à la fois charnel et d’une grande finesse, complexe et toujours élégant.

Alfred GRATIEN 30, rue Maurice-Cerveaux, BP 3 51200 Épernay Tél. 02 41 83 13 35 Fax. 02 41 83 13 49 e-mail : alfredgratien@vinsdusiecle.com www.vinsdusiecle.com/alfredgratien Incontestablement au sommet. Des cuvées racées, une régularité de haut niveau, des prix sages... tout concourt à être au plus haut niveau. On le voit avec ce très grand Champagne cuvée Paradis brut rosé (66% de Chardonnay, 24% de Pinot noir et 10% de Pinot meunier), de mousse très perlante et très persistante, au bouquet fin, très épanoui, à dominance d’écorces d’orange, de fruits secs et de pain d’épices, souple et puissant en bouche, tendre et harmonieux, idéal sur un saumon fumé. Superbe cuvée Paradis brut (65% de Chardonnay, 18% de Pinot noir, et 17% de Pinot meunier), de teinte or clair, avec ces arômes d’agrumes citronnés qui dominent en bouche et apportent de la vivacité à l’ensemble, une cuvée vive et distinguée, typée comme nous les aimons, dense, d’une grande persistance. Excellent brut Classique, composé de 45% de Chardonnay, 43% de Pinot meunier et 12% de Pinot noir. La bouche est pleine, élégante et fraîche avec des bulles très fines au cordon persistant. Au nez, le bouquet est intense, on découvre des notes de raisins noirs, de fruits frais et de biscuits légers. Le Millésime 96 (65% Chardonnay, 18% Pinot noir et 17% Pinot meunier) est remarquable, de robe limpide, brillante avec un cordon crémeux maillé de bulles fines et persistantes, d’une bonne rondeur et avec un bouquet très aromatique aux connotations de fleurs blanches, de prune rouge et de pain brioche, tout en saveurs.

Pierre PETERS François Peters 26, rue des Lombards, BP 10 51190 Le Mesnil-sur-Oger Tél. 03 26 57 50 32 Fax. 03 26 57 97 71 e-mail : champagne-peters@wanadoo.fr www.champagne-peters.com Le chaleureux François Peters allie talent et convivialité, ce qui n’est pas rien et conforte aisément sa place au sommet dans notre Classement. Il dirige avec son fils Rodolphe ce vignoble familial de 17,5 ha, idéalement situé dans cette commune renommée pour la qualité de son terroir, dont tout le potentiel d’élégance rejaillit dans ses cuvées (confer Introduction). L’Extra-brut est une cuvée réellement exceptionnelle, un Champagne très typé, d’une personnalité affirmée, d’une très grande finesse, fort reconnaissable “à l’aveugle”. une cuvée raffinée, très élégante, à l’attaque vive, très typée Chardonnay, où l’on retrouve toute la finesse des grands blancs de blancs, une mousse légère et persistante, des arômes délicats avec des nuances de rose, de genêt et d’amande, idéale à l’apéritif ou sur du caviar. Beau Blanc de blancs Perle du Mesnil, alliant des notes florales et fruitées, d’une grande franchise au nez comme en bouche, très agréable sur une cuisine légèrement relevée. Superbe cuvée Spéciale Millésime 98, qui fait l’objet d’un soin tout particulier, un vin précieux, d’une grande amplitude, d’une très grande finesse et très typé par son terroir d’exception, florale et dense, très agréable en bouche par sa persistance aromatique, un Champagne qui fleure le tilleul. Le brut cuvée de Réserve est l’un des plus beaux rapports qualité-prix de sa catégorie.

PIPER-HEIDSIECK Directrice : Anne-Charlotte Amory 51, boulevard Henri-Vasnier BP 129 51100 Reims Tél. 03 26 84 43 00 Fax. 03 26 84 43 49 e-mail : piper@ebc.net www.Piper.Heidsieck.com Même maison que Charles Heidsieck, avec un positionnement et des cuvées bien spécifiques (voir article Talent). Le style “Piper” joue sur la fraîcheur, la vivacité, le fruité… Superbe cuvée Rare, majoritaire en Pinots, au nez minéral, raffinée et complexe, aux nuances de beurre frais, d’amande et de céréales, avec une finale intense et très persistante, subtilement épicée, ample et distinguée, de robe dorée, d’une grande finesse, un Champagne très harmonieux en bouche, savoureux. Excellent brut Millésimé 98, de mousse légère, corsé et parfumé, très bien dosé, au nez subtil où dominent les fruits mûrs, complexe, vraiment très réussi. Le Piper rosé Sauvage, d’un rose franc et profond, lui donnant une spécificité et un caractère uniques, est un vin fougueux, ample et vif, aux notes de fruits rouges, d’orange sanguine, de prunelle, avec une finale enthousiaste. Remarquable brut Divin, le premier Blanc de blancs de Piper-Heidsieck, avec ces notes de fruits frais et d’acacia, de mousse fine et persistante. La cuvée Sublime est une vraie gourmandise, un Champagne moelleux et unique, au goût doux et subtil, un demi-sec exceptionnel et croustillant, avec ses notes miellées, qui s’accorde parfaitement sur un foie gras ou les desserts.

POL-ROGER Patrice Noyelle et Hubert de Billy 1, rue Henri-Delarge, BP 199 51200 Épernay Tél. 03 26 59 58 00 Fax. 03 26 55 25 70 e-mail : polroger@polroger.fr www.polroger.com Incontestablement à la tête des Premiers Grands Vins Classés. Une très grande maison familiale champenoise (il en reste de moins en moins) qui a su traverser le temps sans se laisser prendre au jeu de la mode, et en s’offrant le luxe d’une régularité qualitative exemplaire. Pour mémoire, Pol-Roger obtient le certificat de fournisseur de Champagne “Royal Warrant” de Sa majesté la reine Élisabeth II. Cette distinction permet à Pol-Roger de faire figurer, selon des règles strictes, les armes royales de la cour d’Angleterre. Pol-Roger était le Champagne préféré de sir Winston Churchill qui qualifiait la maison Pol-Roger “The world’s most drinkable address”. C’est en son honneur que la maison Pol-Roger a créé en 1984 la première cuvée de prestige Sir Winston Churchill millésimée 1975 en magnum. D’autres se sont succédé, toujours les meilleures années : 1979, 1982, 1986, 1988, 1990, 1993 et 1995. La cuvée Sir Winston Churchill 95 est un très grand vin dense, complexe et savoureux, très parfumé (miel, fruits secs, agrumes mûrs), très riche en bouche, alliant finesse et structure, qu’il faut déboucher sur du caviar. Exceptionnel Champagne Extra cuvée de Réserve 98, au nez de noisette fraîche, de bonne bouche, alliant distinction et rondeur, un Champagne vineux mais en même temps tout en finesse, opulent et parfumé, aux notes de mûre, idéal au cours d’un repas. Le Champagne Extra cuvée de Réserve rosé 98, de belle robe, au nez de petits fruits mûrs, ferme et suave en bouche, un Champagne vineux et très fin à la fois, tout en harmonie et en fruité, tout en bouche, à savourer sur du saumon fumé comme sur un dessert aux fruits, vraiment exceptionnel comme le Chardonnay 98, avec ces notes de miel et de noisette, un Champagne riche et parfumé, d’excellente évolution, très fruité et corsé à la fois. Et puis, il y a cette envoûtante cuvée Rich de Pol-Roger (1/3 à parts égales des Pinot noir, Pinot meunier et Chardonnay), à mi-chemin entre sec et demi-sec, faiblement dosé (35g de sucre par litre), un Champagne très élégant et généreux, aux notes de fruits secs et de fleurs fraîches, qui offre une douceur et une suavité fine et persistante, à déboucher sur un dessert ou à savourer pour lui-même.

DE SOUSA et Fils Érick et Michelle de Sousa 12, place Léon-Bourgeois, BP 2 51190 Avize Tél. 03 26 57 53 29 Fax. 03 26 52 30 64 e-mail : champagnedesousa@vinsdusiecle.com www.vinsdusiecle.com/champagnedesousa Érick de Sousa symbolise l’explosion qualitative des meilleurs vignerons champenois de ces 20 dernières années, et c’est ce qui explique sa place dans notre Classement. Il exacerbe ce que l’on oublie parfois ici : la force du terroir, même si la science des assemblages est incontournable. Implanté au cœur de la Côte des blancs, son Champagne est issu des terroirs classés Grands Crus Blanc de blancs. Érick de Sousa a opté pour la fermentation malolactique afin de rendre les vins plus ronds et plus souples, et il passe son vin au froid pour garder toute la transparence à son Champagne. Il travaille en culture biologique sur ses 7 ha. “Cette pratique culturale vise à redonner à la vigne un équilibre naturel et à redynamiser la vie microbiologique du sol qui est la courroie de transmission des éléments du terroir à la vigne. Elle développe et renforce les défenses naturelles de la vigne et l’aide à exprimer son potentiel qualitatif maximal. Nous labourons donc les vignes à la charrue pour les désherber et aérer la terre. Nous élaborons notre propre compost, apportons à la vigne des préparations à base de minéraux, de plantes (ortie, camomille, pissenlit, valériane... ) et d’autres éléments naturels.” On excite donc ses papilles avec son Champagne Grand Cru cuvée des Caudalies, issue d’un terroir exceptionnel classé Grand Cru, doublé à des vieilles vignes de plus de 40 ans, 100% Chardonnay, d’une grande ampleur, avec beaucoup de matière et du gras grâce à sa vinification en fûts de chêne (15% de neufs), aux nuances complexes d’agrumes mûrs, finement boisé en finale, d’une très grande élégance. Très beau Blanc de blancs Réserve brut, qui associe richesse aromatique et persistance en bouche, ample et dense, avec des connotations de fleurs blanches et de noisette caractéristiques. Le Grand Cru brut 96, avec des arômes de fruits secs et d’agrumes, est d’une grande harmonie, associant structure et nervosité, très savoureux comme la cuvée Caudalies rosé, rare et envoûtante (voir aussi le Champagne Zoémie de Sousa).

TAITTINGER 9, place Saint-Nicaise, BP 2 741 51100 Reims Tél. 03 26 85 45 35 Fax. 03 26 50 14 30 e-mail : export@taittinger.fr www.taittinger.com Voilà une maison qui reste incontournable, notamment avec cette exceptionnelle cuvée Comtes de Champagne Blanc de blancs 95, qui symbolise parfaitement ce que doit être une très grande cuvée champenoise, à la fois très dense et très fine, issue exclusivement de raisins blancs Chardonnay en provenance de la côte des blancs et de vignobles classés à 100%. Un très grand Champagne, au bouquet fin, discrètement citronné et épicé, exhale des senteurs légères végétales et fleuries de tabac blond et de feuille de thé, de bouche acidulée et élégante, aux saveurs de citron vert, ample, très distingué. Le Comtes de Champagne rosé millésimé 96 est dans la lignée, issu pour 70% de Pinot noir (classés à 100% dans l’échelle des crus), dont une partie (13%) est vinifiée en rouge et provient des vignobles de Bouzy, et pour 30% de Chardonnay, issus des vignobles de la côte des blancs (classés à 100%) qui complètent cet assemblage en lui apportant finesse et fraîcheur. Une cuvée de référence, très équilibré, richement bouqueté, une cuvée très fine, très persistante, alliant puissance et élégance, de très belle couleur. Le Taittinger Prédule Grands Crus, uniquement composé des vins de cuvée (première presse, 50% Chardonnay et 50% de Pinot noir), où l’on retrouve des nuances de raisin mûr et de noix, de bouche ample et chaleureuse. Le brut Prestige rosé est une référence dans sa gamme, de couleur rose, très équilibré, richement bouqueté, une cuvée très fine, très persistante, alliant puissance et élégance, qui sent la framboise très mûre. Remarquable Millésimé 96, qui allie structure et nervosité, tout en arômes en bouche, très savoureux. Remarquable brut Millésimé 98, où l’on retrouve des nuances de raisin mûr et de noix, de bouche vive, fine et complexe avec des saveurs d’agrumes frais, charmeur comme le Taittinger Nocturne.

DE TELMONT Bertrand, André et Serge Lhopital 1, avenue de Champagne, BP 17 51480 Damery Tél. 03 26 58 40 33 Fax. 03 26 58 63 93 e-mail : info@champagne-de-telmont.com www.champagne-de-telmont.com Le sympathique Bertrand Lhopital est le digne héritier de cette maison familiale, dont la place enviée dans notre Classement s’explique tout naturellement par une exemplaire régularité qualitative, à des prix qui devraient faire réfléchir quelques marques plus réputées. Comment résister à ce Champagne cuvée Grand Couronnement brut 98, issu exclusivement du Chardonnay sélectionné dans les meilleurs crus et lieux dits de la fameuse Côte des blancs (voir Introduction et article Talents), d’une grande complexité aromatique où l’on retrouve des nuances de citron et de miel, une cuvée puissante, avec cette suavité en bouche caractéristique. Très belle cuvée Consécration, pure Chardonnay encore, issue d’un vieillissement de plusieurs années en cave, une vinification particulière où le chêne s’harmonise avec le vin, un Champagne dense et charpenté, très fruité, de belle mousse persistante, riche et très équilibré. Remarquable Champagne Grand Vintage brut 2000, tout en bouche, fin, parfumé, à la mousse élégante, avec des connotations de fruits frais, très charmeur. On se fait tout autant plaisir avec ce Grand rosé brut, élaboré à partir d’une sélection minutieuse de Pinot noir, de belle robe, un vin très classique et distingué, de bouche très fruitée comme ce Blanc de blancs brut 2000. Exceptionnelle Cuvée O.R. 1735, dont la présentation est particulièrement soignée, un Champagne rare, d’une grande complexité, de mousse très fine et veloutée, une vraie réussite (voir article Talent).

Alain THIÉNOT Rue Joseph-Cugnot, parc d’activités 51500 Taissy Tél. 03 26 77 50 10 Fax. 03 26 77 50 19 C’est une nouvelle fois ici, dans les superbes salons d’Alain Thiénot, que nous avons réuni plus d’une centaine des personnalitées champenoises, représentant les figures de proue des grandes maisons historiques, des vignerons comme des caves coopératives, dans une ambiance conviviale où chacun a pris le temps de savourer les plus belles bouteilles de la région. Alain Thiénot allie un véritable savoir-faire qualitatif et une volonté farouche de créer un véritable groupe familial. Savamment conseillé par son épouse, Anne, au goût très sûr, il partage cette philosophie avec ses deux enfants qui travaillent avec lui, Garance et Stanislas (voir article Talent). Evidemment, il y a cette splendide Grande Cuvée 96, 55% Pinot noir et 45% Chardonnay, élaborée uniquement dans les grands millésimes. Une partie de la cuvée est mis en barriques pour les fermentations, elle est ensuite élevée dans les belles caves de Reims. D’une belle robe or pâle, avec des notes complexes de viennoiserie, d’amande fraîche, de fruits mûrs et de petits fruits secs, tout en persistance aromatique, d’une grande longueur en bouche. Le Blanc de blancs 96 cuvée Stanislas, 100% Chardonnay de la côte des blancs, d’un jaune d’or lumineux, au nez qui présente des arômes nets de froment, de tabac séché, de fruits compotés. La bouche est pleine, fraîche, le Chardonnay se manifeste par des arômes de fruits jaunes, de miel et d’abricot sec. Excellent brut Millésime 96, assemblage à part égale de Chardonnay et de Pinot noir, d’une belle robe jaune pâle, aux reflets dorés, il révèle un vrai tempérament avec des notes de beurre, de brioche chaude, de frangipane, à parfaite maturité. Le brut rosé 99 (45% Chardonnay, 28% Pinot noir, 7% vin rouge de vieilles vignes d’Aÿ et 20% de Pinot meunier), d’une belle robe rose cuivré, avec des arômes délicats de framboise, de griotte, d’une belle élégance avec une finale bien équilibrée entre finesse et corps, un Champagne qu’il faut apprécier sur une cuisine relevée. Le brut (35% Pinot noir, 25% Chardonnay, 20% Pinot meunier et 20% de vins de réserve) est toujours l’un des meilleurs de sa catégorie, très distingué, très bien équilibré en acidité, persistant, aux arômes subtils de fleurs blanches et de citron.

DE VENOGE Directeur : M. de la Bastière 46, avenue de Champagne, BP 103 51200 Épernay Tél. 03 26 53 34 34 Fax. 03 26 53 34 35 www.champagnedevenoge.com Sa place dans notre Classement cette année vient récompenser des cuvées riches et remarquables par leur fraîcheur actuelle, dans des millésimes et/ou des assemblages de vins vieux qu’il est de plus en plus rare de trouver. On le voit bien sûr avec ce superbe Champagne cuvée 20 ans Millésime 83, étonnant par sa tenue en bouche, un Champagne puissant, bien sûr, avec des dominantes d’amande et de miel, où s’associent rondeur et distinction, à la fois fin et charpenté, d’une belle finale. Beau Grand Vin des Princes 93, tout en bouche, riche et complexe, puissant et persistant, très fruité au nez comme en bouche, fort bien dosé, parfait sur une volaille rôtie. Valeur sûre, leur brut Millésimé 95 (2/3 Pinot noir, 1/6 Chardonnay, 1/6 Pinot meunier), de jolie robe dorée, très fine, vineuse et veloutée, avec cette pointe de fraîcheur et de fruité persistante. Le brut rosé, intense au nez, est tout en bouche, avec des nuances de mûre, alliant rondeur et vivacité, et le brut Sélection Cordon Bleu, d’une jolie complexité aromatique où l’on retrouve des nuances de citron et de miel, de robe très brillante, de jolie mousse, très finement crémeuse. C’est (très) bon et c’est bien, que demander de plus ?